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Environnement à Boumerdès : la situation se dégrade

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La situation environnementale est critique dans la wilaya de Boumerdès. La commission de la santé, de l’hygiène et de la protection de l’environnement de l’APW a tiré la sonnette d’alarme sur le danger qui guette le citoyen.
Aux décharges sauvages, aux poussières, aux fumées, aux odeurs nauséabondes viennent s’ajouter les déchets hospitaliers de tous genres jetés anarchiquement dans la nature. Cet état de fait, qui est dénoncé par les citoyens, reste une véritable menace pour la santé publique. Dans ce cadre, les membres de la commission susmentionnée, qui ont sillonné plusieurs contrées de la wilaya, ont établi un constat des plus sombres sur la situation, lors de la présentation de leur rapport devant l’APW. De nombreux habitants de certaines localités situées à proximité des décharges publiques des CET, des ONA (offices d’assainissement) et des poulaillers, à titre d’exemple, les citoyens de la commune de Corso qui se plaignent des odeurs nauséabondes qui se dégagent à longueur de journée et de nuit. Pour les membres de la commission, cela provient du CET de la ville, d’une ferme de poulaillers implantée dans les environs et aussi, indique-t-on, de l’ouverture des égouts qu’effectuent chaque soir l’ONAB (Office national d’assainissement de Boumerdès. En réponse à cette situation qui cause des désagréments permanents aux riverains, le wali a proposé la création d’une commission dans laquelle prendraient part des élus, pour mieux situer la provenance des ces odeurs malgré les actions de pulvérisation entamées. Et cela pour y remédier définitivement à ces odeurs, a-t-il déclaré. Concernant les décharges publiques, c’est l’éternel problème qui persiste à travers de nombreuses communes qui n’ont pas encore aménagé des décharges contrôlées. Situation qui a engendré des décharges sauvages où ni les rivières et encore moins les espaces verts ne sont épargnés lit-on dans le rapport de la commission. « Les moyens financiers existent, répondra le wali, en interpellant les P/APC et les responsables de l’environnement pour créer des décharges publiques contrôlées, des CET et aussi pour clôturer les sites existants afin de protéger l’environnement et la santé publique » insistera-t-il. La gestion des déchets hospitaliers est un autre problème soulevé par la commission, qui prévient des dangers que peuvent causer ces quantités énormes de ces déchets jetés dans la nature sans aucun contrôle, sachant que ces derniers restent une menace sérieuse sur la santé publique. Les structures sanitaires de la wilaya génèrent plus de 500 kg de déchets hospitaliers dont la majorité est jetée anarchiquement dans la nature. Selon la direction de l’environnement, ce sont 185 tonnes par an, et les quelques incinérateurs existants sont défectueux et occasionnent un rejet de substances nocives dans l’air, sans se soucier des répercussions sur la santé du citoyen.
La nécessité de doter les structures sanitaires d’appareils de pulvérisation et de stérilisation des déchets hospitaliers, ainsi que la réalisation d’un centre spécialisé dans le traitement de ce type de déchets est plus qu’une urgence pour épargner la santé publique qui est déjà fragile prévient-on.
B. Khider

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