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En prévision du début de la campagne électorale de la présidentielle, aujourd’hui : Les cinq candidats ont ratifié la charte de l’éthique, hier

C’est aujourd’hui que s’ouvre , officiellement , la campagne électorale pour l’élection présidentielle, prévue le 12 décembre prochain, entre les cinq candidats en lice, qui doivent faire appel à tout leur savoir-faire , pour tenter de convaincre les électeurs, dans un contexte politique particulier, marqué notamment par le mouvement populaire pacifique, qui a réaffirmé son rejet du scrutin en vue, lors de sa 39ème mobilisation, vendredi dernier.

La veille, les cinq candidats en lice : Ali Benflis, Abdelmadjid Tebboune, Belaïd Abdelaziz, Azzedine Mihoubi et Abdelkader Bengrina, ont paraphé la Charte  de l’éthique, moralisant la pratique politique, document  élaboré par l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), que dirige l’ancien ministre de la Justice, Mohamed Charfi. Lors de la cette cérémonie, les candidats se sont exprimés sur la teneur du document en question, avant d’entamer, aujourd’hui, la course vers le Palais présidentiel d’El-Mouradia. «Cette charte va contribuer à l’intégrité de ces élections» a déclaré celui qui a décidé, pour la troisième fois, de se présenter à la candidature de la présidence, après le scrutin de 2004 et celui de 2014, le président du Parti Talaïe elhourriate (Les avant-gardes des libertés :Ndlr).  Pour le principal rival de l’ex-chef du gouvernement, le candidat indépendant, Abdelmadjid Tebboune,  sur le document qu’il venait de signer, hier, il dira que celui-ci contribuera  «à construire une Algérie démocratique intègre et propre», a-t-il déclaré, hier. De son côté, le président du Front Elmoustakbel (le Front du Futur : NDLR) et cheval de course du parti, Abdelaziz Belaïd, ce dernier a donné à la charte une dimension plutôt fraternelle entre les candidats partant pour ce rendez-vous électoral, considérant la teneur de la Charte ratifiée par lui et ses quatre concurrents, pour cette présidentielle, comme étant «le point de convergence de tous les candidats». Quant au patron du parti islamiste, El-Binaa, Abdelkader Bengrina, a déclaré , hier, à cette même occasion de signature du document en question, que les candidats aux élections du scrutin présidentiel, du 12 décembre prochain « sont des adversaires pour le poste de Président et non des ennemis » a estimé le candidat Bengrina. Quant au secrétaire général par intérim du Rassemblement national démocratique (RND), et candidat du parti, Azzedine Mihoubi, a qualifié la signature, par lui et ses rivaux pour le scrutin du 12 décembre prochain, «véritable contrat moral entre les candidats et le peuple». Il est à signaler que la signature du document en question ne s’est pas faite, comme  attendu, au siège nationale de l’Autorité de Mohamed Charfi, à Club des Pins, mais à l’École supérieure d’ hôtellerie et de restauration d’Alger (ESHRA), de Aïn-Benian.

L’essentiel des clauses de la charte signée par les candidats
S’agissant des clauses de ladite charte, il s’agit entre-autres de l’obligation pour les candidats à se soumettre à la pratique morale et aux valeurs de la pratique démocratique, d’une part, en s’adonnant notamment à «des déclarations véridiques », et aussi de «s’abstenir de tous propos diffamatoires, insultes ou invectives envers d’autres candidats ou acteurs du processus électoral ». Ils sont également tenus de « s’abstenir aussi de toute  déclaration erronée concernant les résultats  officiels  du scrutin». Et d’autre part, ils seront également appelés à respecter les  réunions, les programmes des meetings de campagne validés par l’ANIE , ainsi que les  espaces  publicitaires et des modalités y afférents durant la  campagne électorale. Le président de l’Anie, Mohamed Charfi, a tenu, à l’issue de la séance de signature de la Charte , à rappeler à l’assistance, que le document signé hier, « bien qu’il ne soit pas, le seul et unique au monde, et que d’autres pays l’ont déjà adopté », il n’en demeure pas moins, que la charte « made in algéria », a sa propre touche , car, explique-t-il, elle est consensuelle et dépasse la simple formalité de paraphe.  » Cette charte que nous allons, dira-t-il hier, « ensemble sceller est la première à être  consensuelle et la première à ne pas se contenter d’un paraphe d’adhésion , mais constitue un véritable contrat » entre l’ANIE, les candidats et les Médias nationaux, comme indiqué, dans le document –remis, hier, aux journalistes. Par ailleurs, l’École supérieure d’ hôtellerie et de restauration d’Alger (ESHRA), a abrité, également, hier, dans l’après-midi, une cérémonie de signature d’une Charte entre les directeurs des médias nationaux et l’ANIE, dans le sillage de la campagne électorale du scrutin présidentiel du 12 décembre prochain.
Brahim Oubellil