Université Chadli Bendjedid d'El Tarf

El-tarf. Université Chadli Bendjedid d’El Tarf : Les nouvelles visions d’exploitation des écosystèmes soulignées

Les nouvelles visions d’exploitation des différents écosystèmes, sources de fourrages pour les animaux, ont été soulignées lors d’un séminaire international dédié aux pâturages et à l’alimentation du bétail en méditerranée, organisé à l’université Chadli Bendjedid d’El-Tarf. Les participants, des enseignants et experts venus d’une trentaine d’universités, dont 5 étrangères, ont mis en relief l’importance de ces écosystèmes, à l’image des prairies dans les zones humides, les terrains couverts de plantes, ou encore les clairières dans l’écosystème forestier, ainsi que l’action anthropique qu’ils subissent depuis très longtemps. L’importance de la préservation et la pérennité du système agro-sylvo-pastoral de la région du Nord-est du pays ont été, dans ce contexte, soulignés par l’enseignante Saida Maâtallah de l’université d’El-Tarf dans une communication consacrée au fonctionnement des exploitations agricoles situées dans la zone humide du nord-est algérien. Le fonctionnement de ces exploitations varie en fonction des logiques poursuivies, a-t-elle affirmé, précisant que les modèles d’élevage rencontrés reposent sur des dynamiques sociales, économiques et écologiques qui nécessitent un espace naturel mais pas forcément dédié à l’agriculture. D’autres participants ont soutenu, par ailleurs, que la zone de l’extrême nord Est du pays est caractérisée par un écosystème exceptionnel, un espace forestier très important, avec plus de 60% de forêts, un cordon dunaire et des zones humides, nécessitant réflexion et débat pour assurer sa durabilité. De son côté, le directeur local des services agricoles (DSA) de la wilaya d’Annaba, Seghir Boukhatem a axé son intervention sur la réhabilitation des berges des lacs de la région d’El-Kala, faisant état notamment de la technique de ‘’translocation’’ du sol, réalisée sur la berge Sud Est du lac Oubeïra. L’étude en question a montré, selon lui, que la technique de translocation du sol a permis le développement de nombreuses espèces avec un taux de recouvrement important, soulignant que cette technique semble efficace en terme d’abondance des graminées et des légumineuses contrairement à la régénération naturelle.