Eclairage

Eclairage public, forages hydrauliques, mosquées et écoles primaires : énergivores par excellence : L’éclairage public coûte aux collectivités locales près de 15 milliards/an

Combien coûte l’éclairage public aux collectivités locales ? Jusque-là, on ne le savait pas, et personne ne pouvait sérieusement avancer un chiffre. Depuis hier, c’est chose faite : on sait que l’éclairage public revient cher aux collectivités locales avec une facture annuelle de 14,9 milliards de dinars par an. C’est le montant dévoilé par la responsable du projet énergie renouvelable au ministère de l’intérieur et des collectivités et de l’aménagement du territoire, Mme Nahla Dina Kheddache.
Le poste « le plus énergivore» est constitué par l’éclairage public, lequel représente 56% du total de la consommation d’énergie, suivi de l’exploitation des forages hydraulique, des mosquées, et des écoles primaires, selon la même responsable
Elle a, dans le même sillage, précisé que la facture d’énergie électrique des collectivités locales s’est élevée en 2017 à 27 milliards de dinars.
Mme Nahla Dina Kheddache, qui s’exprimait sur les ondes de la Radio nationale, a estimé cette « très lourde facture » de consommation d’énergie à 5% du budget de fonctionnement des communes et 8% de la consommation nationale.
Pour réduite cette facture et alléger la charge aux collectivités induite par cette forte consommation, le ministère de l’intérieur entend donner un sens concret au concept de transition énergétique liée à l’usage d’énergies renouvelables.Elle a expliqué qu’à partir du début du second semestre de 2018 le le même département ministériel va inaugurer un vaste programme de généralisation de l’utilisation des énergies renouvelables à l’ensemble des administrations locales du pays.
Mme Nahla Dina Kheddache a précisé que ces nouveaux moyens énergétiques, compte tenu de leur facilité d’installation, commenceront à être adaptés à l’éclairage public. Elle annonce, en outre, la substitution des anciennes lampes par celles à consommation réduite, dans toutes les administrations, les écoles et des mosquées.
I. Mohamed Amine