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24 février 2024
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Échec de l’initiative du FFS : Nebbou fait sa mise au point

Dans un entretien accordé, hier, à l’APS, le premier secrétaire du Front des forces socialistes (FFS), Mohamed Nebbou, est revenu sur les déconvenues à lesquelles est butée l’initiative de son parti, la Conférence nationale du consensus (CNC), lancée pour rappel en octobre dernier. En réponse aux partis du pouvoir qui semblent tourner le dos à son initiative, même si le FFS n’en fait pas des déclarations virevoltantes du FLN et des positions distantes du RND et du MPA… un refus, Nebbou a affirmé que son parti est prêt à concéder des compromis, mais si seulement l’intérêt du pays l’impose, afin de tenir cette conférence. Cependant, son parti ne compte pas verser dans la compromission pour concéder aux exigences des uns et des autres, a-t-il précisé à l’APS. En effet, le patron du FLN, Amar Sâadani, qui a déclaré ne pas accepter que son parti soit présidé, pourrait être déçu par les affirmations de son homologue du FFS, qui a fait savoir qu’aucun des partenaires n’a le droit d’imposer son point de vue, tant tous les participants sont sur le même pied d’égalité, a-t-il mis en garde. En se voulant plus déterminé que jamais à maintenir sa démarche devant aboutir à la réussite de sa conférence, et ne pas céder à la pression, Nebbou a affirmé que son parti reste attaché à sa « feuille blanche », qu’il avait présenté à ses partenaires qu’il faudra noircir par les propositions des participants à cette conférence. Mohamed Nebbou a tenté de dissiper ce qui semble pour lui, un malentendu entretenu par les partis du pouvoir, qui auraient compris à travers ces accointances, une recherche d’intérêts particuliers sous couvert de cette initiative.
Ainsi, il a précisé que le rôle du FFS qui consiste à «faciliter» le rapprochement entre différents partis pour les réunir autour d’une même table, ne veut nullement dire se déroger à sa ligne directrice, encore moins, à des fins de courir derrière des privilèges, semble-t-il dire, tout en indiquant accepter la divergence des avis des uns et des autres. Plus loin encore, Nebbou veut affirmer au FLN, en particulier, que son parti est derrière l’initiative, ce qui voudrait dire être lui-même dirigeant de fait des travaux de cette conférence ? C’est du moins ce qui en découle de ses propos, lorsqu’il a rappelé aux participants leur obligation de se souscrire aux principes portant sur l’éthique et le politique, et encore en déclarant veiller à ce qu’il n y aurait pas de débordements de l’ordre du jour. Selon le numéro 2 du FFS, l’ordre du jour portera justement sur le « changement » qui représente un point commun à tous les partenaires, qui se doivent de se départir de leur calculs politiciens afin d’aboutir à un consensus, a-t-il estimé, et d’ajouter que seule la forme de règlement de la crise diffère. Pourrait-on en fait parler de changement dès lors que tous les partis doivent de conformer à l’unanimisme ou plutôt si l’on ne confronte pas les idées des uns et des autres ? Nebbou est sûr d’arriver, puisqu’il a souligné que cela fait quatre ans que son parti prépare les Algériens à ce consensus qui aboutira à réhabiliter le politique. C’est ce qui emmènerait à un changement semble indiquer le premier secrétaire du parti de Hocine Aït Ahmed.

Le FFS, «toujours dans l’opposition»
Mohamed Nebbou a tenu à préciser que son parti reste toujours dans le camp de l’opposition, et qu’il n’a pas dévié de sa ligne politique depuis sa naissance, il y a plus de 50 ans. Afin de monter son argumentaire, Nebbou n’a pas manqué d’apporter son habituel jeu de mots, pour expliquer précisément le rôle de son parti, mais qui reste pour le moins ambigu.
Donc pour lui, le FFS n’est pas un médiateur entre le pouvoir, les partis et les citoyens, mais qu’il s’agit bel et bien d’un rôle de «facilitateur», a-t-il réaffirmé, pour regrouper tous les Algériens autour de sa conférence de consensus. «Il n’y ni contradiction ni superposition entre notre initiative et notre ligne politique», a-t-il indiqué en ce sens.
En effet, au-delà ce rôle de «facilitateur», le FFS dans la peau de l’opposant revendique toujours la séparation des pouvoirs, un État de droit, une justice sociale, le respect des libertés… a précisé Nebbou pour indiquer le rôle principal qui échoit à son parti, dont les propositions lors de la conférence, devraient tourner autour de ces mêmes revendications, si l’on se fie à ces propos. Même le projet de révision de la Constitution, qui fera l’objet de discussions lors de ce rendez-vous, ne pourrait constituer à lui seul une solution à la crise du pays, semble encore dire Nebbou. Pour ce dernier, établir des normes sur la bonne gouvernance, constituera l’axe principal sur lequel reposerait la Conférence du consensus.
En revenant sur les délais de la tenue de la conférence, Nebbou a indiqué qu’elle aura lieu dans les meilleurs délais.
Farid Guellil

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