Ouyahia

Développement humaine à l’aune de la crise financière : Le gouvernement tient à ses objectifs

La prise en charge des besoins en formation et le développement des ressources humaines, à travers l’Éducation, la formation universitaire et professionnelle, demeurent une priorité inscrite sur l’agenda du gouvernement. Une nécesité pour assurer la disponibilité des compétences au service de la croissance économique. Preuve en est que, le secteur de l’Éducation est pourvu de plus de 8000 postes d’emplois dont le concours est attendu prochainement. Même avec les effets de la crise financière, le gouvernement dit maintenir le cap sur la réalisation des objectifs assignés. À plus forte raison que les dimensions économique, humaine et sociale du développement durable sont soumises, dans le cas de l’Algérie, à des priorités imposées par une « vision nationale, globale et rationnelle ».
C’est ce qu’a déclaré le premier ministre, Ahmed Ouyahia, jeudi à l’APN, comme réponse lu, en son nom, par le ministre des Relations avec le parlement, Mahdjoub Bedda, quant aux préoccupations d’une députée. « Les efforts du gouvernement dans les différents domaines du développement humain, partant d’une vision nationale globale et rationnelle, se poursuivront jusqu’à ce que tous les objectifs escomptés soient atteints au service de notre société», a-t-il affirmé. Le chef de l’exécutif a clairement fait savoir l’intérêt particulier qu’accorde le gouvernement au développement humain, en tant qu’axe essentiel de son plan d’action, à travers l’engagement à consolider et à élargir son processus ». Le chef de l’Exécutif a également défendu la politique menée par son staff dans ce domaine, notamment à propos des mesures prises pour inscrire les activités économiques spécifiques à l’immatriculation au Registre de commerce. « En dépit des insuffisances qui peuvent être enregistrées, l’État algérien a réalisé des progrès notables dans les différents domaines du développement humain », a-t-il précisé. Ouyahia a insisté sur le fait que « les résultats atteints, notamment en matière d’éducation nationale, d’enseignement supérieur et de formation professionnelle, en sont la meilleure preuve ».
Le gouvernement est prêt et déterminé à « répondre aux besoins, présents et à l’avenir, de ses citoyens », a rassuré Ouyahia, qui pèse ses mots : « l’État n’a ménagé aucun effort pour la prise en charge de la formation en matière de développement humain, notamment après la création d’espaces de médiation familiale au niveau des différentes villes pour veiller à la protection de la cellule familiale de tous les risques de désintégration ». Dans ce cadre, le Premier ministre en veut comme preuve la décision des pouvoirs publics qui «ont mis en place un important cadre législatif intégré pour la promotion des différentes catégories de la société, notamment les couches vulnérables ». Au-delà d’un projet de l’Exécutif, le dossier jouit même de l’intérêt en haut lieu, laisse entendre Ouyahia qui rappelle le dernier amendement constitutionnel, initié par le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika. Laquelle loi suprême « a consolidé la protection juridique consacrée, en premier lieu, à la femme en lui donnant de nouveaux droits, basés sur le principe de justice et d’égalité». D’ailleurs, Ouyahia a prix note de la préoccupation des députés quand à l’inscription des activités de formation en matière de développement humain à la nomenclature des activités économiques – en leur attribuant un code spécifique – concernées par l’immatriculation au Registre de commerce. «Cette activité a été approuvée par les parties concernées en l’inscrivant réellement à la nomenclature des activités économiques concernées par l’immatriculation au Registre de commerce sous le code n° 02-119 et le titre : “Centre de la promotion des ressources humaines”», a-t-il assuré. Également, le Premier ministre a précisé en ce sens qu’«un groupe de travail» a déjà été installé au niveau du ministère du Commerce. Et lequel groupe est chargé de « l’étude de toutes les propositions et recommandations à même de contribuer à l’enrichissement du contenu des programmes de formation des activités soumises à l’immatriculation au Registre de commerce, d’une part, soutient le Premier ministre, et la conception et la mise en place de nouvelles activités, le cas échéant ».
Hamid Mecheri