Ecole

Des insuffisances menancent de peser lourd sur le déroulement de l’année scolaire : Les syndicats sur le qui-vive

Les questions de l’affectation des enseignants issus du dernier concours de recrutement, le remplacement des enseignants promus aux grades supérieurs et partis en retraite constituent les points noirs dénoncés par les syndicats de l’éducation.

Alors que la rentrée scolaire est maintenue pour le 5 septembre prochain, les syndicats issus du secteur de l’Éducation, appréhendent les mesures prises par la tutelle et affirment que cette rentrée « se déroulera avec les mêmes problèmes connus les années précédentes ». Des écoles inachevées, baisse des subventions allouées aux cantines scolaires, le statut particulier, la baisse du pouvoir d’achat des Algériens sont autant de questions qui font grincer les dents des syndicats et auxquelles le département de Nouria Benghebrit doit répondre. Ainsi, pour le Conseil des lycées d’Algérie (CLA), la rentrée scolaire aura lieu « avec les mêmes problèmes rencontrés par le staff des enseignants au cours des années précédentes ». Il s’agit en premier lieu de la question du statut particulier, qui reste en suspens depuis plusieurs années. « La rentrée scolaire va se dérouler avec les problèmes de chaque rentrée scolaire », a, d’emblée précisé, Idir Achour, secrétaire général du Conseil des lycées d’Algérie. Pour le syndicaliste, contacté hier, par nos soins, la question du statut particulier demeure à la tête des préoccupations des syndicalistes. Interrogé quant aux autres problèmes qui sont d’ores et déjà, au cœur des appréhensions, Idir Achour a iniqué que «le pouvoir d’achat, la situation des infrastructures scolaires, la baisse des budgets de fonctionnement des établissements, ainsi que la baisse des subventions allouées aux cantines sont autant de questions qui font que la rentrée scolaire aura lieu dans des conditions difficiles».
Sur un autre sillage, le syndicaliste a précisé que des « insuffisances au niveau de plusieurs wilayas, menacent de peser lourd sur le déroulement de l’année scolaire qui risque ainsi d’être perturbée par des mouvements de protestation au niveau local mais aussi national». Néanmoins, celui-ci préfère être «prudent» dans ses propos et précise que son entité «évaluera au cours du mois de septembre le déroulement de la rentrée». Pour ce qui est du manque d’enseignants, le secrétaire général du CLA a indiqué que «il peut y avoir un retard dans les affectations des enseignants issus du dernier concours de recrutement».
Contrairement au discours officiel faisant croire à une rentrée normale, le syndicaliste précise, en ce sens, que le problème du retard d’affectation est un problème «technique» au niveau de l’administration. À cela s’ajoute la question de remplacement des enseignants partis en retraite et des enseignants promus aux grades supérieurs, dont le traitement des dossiers n’a pas encore été fait. « Les enseignants ayant déposé leurs dossiers pour la retraite ne sont pas dans une situation claire, donc il faudrait attendre que leurs postes se libèrent pour pouvoir nommer de nouveaux enseignants » a expliqué Idir Achour. C’est le cas aussi, pour les enseignants qui ont été promus à des grades supérieurs, dont le nombre est de 11.487 postes, que le ministère doit remplacer dans les plus brefs délais. Sur un autre plan, la réduction du budget de fonctionnement des établissements scolaires aura des conséquences désastreuses, redoutent les syndicats des enseignants. Cette réduction se répercute, en premier lieu, sur la gestion des cantines scolaires. « Ils ont revu à la baisse, le coût de la subvention du plat de la cantine scolaire de 15DA », regrette le syndicaliste qui précise que de nombreux établissements risquent de ne plus pouvoir gérer leurs cantines.
Lamia Boufassa