Conseil des ministres 2

DÉCALÉ EN RAISON DE LA VISITE DE KAÏS SAÏED À ALGER : Le Conseil des ministres se réunira demain

Prévue initialement aujourd’hui, dimanche, comme il est de tradition depuis l’arrivée de Abdelmadjid Tebboune à la tête de l’État, la réunion du Conseil des ministres aura finalement lieu demain. En cause, la visite du président tunisien Kaïs Saïed qui effectue aujourd’hui une visite d’État en Algérie, comme l’a expliqué hier un communiqué de la présidence de la République. « Le Conseil des ministres tiendra, lundi 3 février 2020, sa réunion périodique, sous la présidence du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, et ce au lieu du dimanche 2 février, en raison de la visite du président de la République tunisienne prévue le même jour», cite la même source reprise par l’APS. Il s’agit là du troisième Conseil des ministres depuis l’investiture de Abdelmadjid Tebboune comme Président. Dans le fond maintenant, et faisant montre d’une gestion pragmatique des affaires de l’État, du moins comme une touche par laquelle il se fait reconnaître jusque-là, le Président maintient le cap sur ses priorités. À savoir, donner réponse au vécu quotidien des Algériens par la satisfaction de leurs demandes immédiates. Mais, dans un premier temps, la réunion du Conseil des ministres aura à examiner les questions urgentes inhérentes aux volets social et économique. Il s’agit dans le détail de mettre sur la table les dossiers relatifs aux « secteurs de  l’Éducation nationale, de la Formation et l’Enseignement professionnels, des petites et moyennes entreprises (PME), des start-up et de l’économie du savoir », précise la Présidence. Autrement dit, les ministres, chacun dans le secteur qui le concerne, auront à rendre compte des instructions qui leur ont été données lors du tout premier Conseil des ministres, où le Président a ordonné l’ouverture d’un dialogue avec tous les partenaires sociaux de l’Éducation. Comme il sera aussi question du suivi de l’application des mesures, concernant, par exemple, l’amélioration des conditions de scolarité des élèves. Au volet économique, il s’agira d’écouter les propositions des ministres concernés sur la stratégie devant permettre un décollage, quoi qu’il ne puisse être un défi immédiat, de l’économie nationale. Au deuxième chapitre de l’ordre du jour, le Conseil examinera « la problématique de la sécurité routière et d’adopter un plan d’urgence pour la relance du développement local dans les régions montagneuses, les Hauts-Plateaux, le Sud et les régions périphériques des grandes villes, notamment en matière d’alimentation en eau potable (AEP), d’approvisionnement en électricité et de raccordements au gaz, outre les structures scolaires et le transport. Le plan d’urgence porte également sur la mise en place de mécanismes de solidarité de proximité », conclut le communiqué. Là encore, Abdelmadjid Tebboune, du moins pour le premier point cité, aura à écouter les suggestions du conseil interministériel chargé récemment de préparer un projet de mesures allant dans le sens de freiner le fléau des accidents de la route, dont la dernière hécatombe d’El-Oued a marqué les esprits.
Farid Guellil