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De l’occupation française, à l’indépendance de l’Algérie, le 5 juillet 1962 : Un homérique combat libérateur

Après avoir manifesté son opposition ferme à vivre sous le joug colonial français, depuis les premières opérations de la colonisation française, en 1830, aux années du mouvement nationaliste algérien, le peuple algérien a décidé en fin de compte le déclenchement de la Révolution armée, le 1er Novembre 1954, seule voie pour retrouver sa liberté.

Plus de sept ans et demi de sacrifices consentis pour embrasser son Indépendance, il a réaffirmé ce choix exprimé depuis plus d’un siècle de présence française en Algérie, par l’expression de son droit à l’autodétermination, le 1er juillet 1962, glissant dans l’urne, en faveur de la Liberté et l’Indépendance. Résultat du scrutin, annoncé le 3 juillet 1962, et l’Algérie devenait officiellement indépendante, le 5 juillet 1962, 132 ans après, jour pour jour, le début du système colonial français de peuplement en Algérie.
Ni les armes sophistiquées  de l’occupant français, ni ses avions répandant des bombes à travers le pays, rasant des villages tout entiers ; des Aurès, à la Kabylie et ailleurs, des déportations d’Algériens et de déracinement d’autres, en érigeant des camps, depuis le début de la nuit coloniale française en Algérie, en 1830, n’ ont réussi à arracher la soumission du peuple algérien à la colonisation, qui a fini par retrouver, par sa détermination et ses lourds sacrifices, sa liberté et son indépendance. Le droit du peuple algérien à l’autodétermination  et à l’Indépendance fut enfin arraché après une lutte armée sans répit, et en dépit des difficultés rencontrées par les combattants, connus et anonymes, des chemins de la liberté, faisant face à une armée coloniale, au rang de cinquième puissance mondiale.
Demain, les pensées du peuple algérien iront à ceux, femmes, hommes et enfants, tombés au champ d’Honneur, de la longue bataille contre l’occupant français, durant la guerre de libération et aussi bien avant, ceux morts, depuis 1830, contre un système colonial de peuplement, celui érigé par l’État français en Algérie. Un système raciste appuyé par le code de l’indigénat, depuis 1830. Après plus de sept ans de Révolution armée du peuple algérien, sous la conduite des responsables politiques du Front de libération nationale (FLN) et de l’Armée de libération nationale (ALN), contraintes par la volonté du peuple algérien à mener jusqu’au bout sa lutte pour arracher son Indépendance, les autorités coloniales françaises, sous la conduite du général de Gaulle, ont été sur la voie de la négociation pour préparer leur départ du pays, après 132 ans de présence française.
C’est lors des négociations avec le Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA), que le cessez-le-feu interviendra le 19 mars 1962,  suivi, le 1er  juillet 1962 par le référendum pour l’Indépendance nationale. Jour où le peuple algérien a rendu son verdict,  aux responsables militaires et politiques de l’État coloniale français et a fait entendre sa voix au monde, en glissant l’urne pour une Algérie libre et indépendante. Le recouvrement de la souveraineté nationale le 5 juillet 1962 était le couronnement d’une longue lutte contre l’occupation française et d’une grande souffrance du peuple, que ce soit à travers le mouvement national ou bien la lutte armée qui appelait, dans son ensemble, au droit du peuple algérien à vivre libre et dignement. La Révolution algérienne a été non seulement un triomphe pour le peuple algérien, mais aussi pour les peuples à travers le monde, dont ceux de notre continent africain, qui se sont inspirés pour continuer à donner le coup de la fin au colonialisme, l’’impérialisme, l’esclavagisme, sous d’autres cieux.
À ce jour, le continent africain compte une dernière question de décolonisation inscrite sur le registre des Nations unies ; celle du Sahara occidentale, encore sous occupation marocaine, depuis 1975, et bien avant sous occupation espagnole. La Révolution algérienne était parmi les « plus grandes révolutions du 20e siècle » et le leader sud-africain, le défunt Nelson Mandela, avait dit que « l’Algérie est la capitale des hommes libres dans le monde » et d’affirmer que « c’est l’Algérie qui a fait de moi un homme ».
Karima Bennour