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Dans l’incapacité de gérer la situation, l’État apure les contentieux avec les ministères : 7 milliards Usd de dettes des entreprises étatiques

Rien que pour les entreprises publiques, (SNVI, AGM, GRCN, IMettal, Agrolog et Getex), les chiffres de la dette s’élèvent à 718 milliards de dinars, soit l’équivalent de 7 milliards de dollars.

Les dettes contractées auprès des banques par ces seules six entreprises étatiques équivalent à 30% de l’ensemble des dettes de toutes les entreprises de l’État, et il leur faudrait l’équivalent de plus de 90 années pour pouvoir rembourser ces dettes, dit une étude élaborée par les services du Premier ministère.
La même étude démontre que des entités comme Elec El Djazaïr, ACS, l’Epe ENPI, etc. sont dans la totale incapacité de redresser la barre et de rembourser quoi que ce soit de leurs grosses dettes cumulées. Alors que d’autres sociétés, plus viables, comme Ferovial, LNHC, GGR 44, Gatma, Gerhyd, Divindus, etc. présentent une meilleure santé depuis quelques temps mais sont incapables de rembourser elles-mêmes leurs dettes avant une bonne vingtaine d’années.
En tout état de cause, l’État se trouve aujourd’hui dans l’incapacité de continuer à gérer une situation pareille et s’aprrête à jeter du lest. Comment va-t-il se prendre pour cela ? On n’en sait rien. Toujours est-il que le temps est à la mesure et la maîtrise de chaque sou, alors que pendant des années l’État donnait de l’argent à perte, colmatant les brèches, apaisant la colère des travailleurs sans salaires, mais sans aucune perspective de redressement, les comptes demeurant toujours au rouge du tableau des finances.
C’est dans cette optique que récemment, une nouvelle instruction du Premier ministre est venue ordonner à tous les ministres de prendre des mesures urgentes pour réduire et éponger les dettes des entreprises économiques publiques de leurs secteurs respectifs avec le Trésor public, afin d’apurer le contentieux avant de faire le tri entre ce qui sera à l’avenir viable et qui ne le sera pas et devra de ce fait mettre fin à son activité. Une des raisons invoquées est que le Trésor public se trouve aujourd’hui menacé de faillite en raison de l’accumulation des dettes, de l’incapacité des entreprises publiques à s’en acquitter dans les délais, ainsi que de la possibilité de recourir à de nouveaux emprunts auprès des banques et du Trésor, ce qui aurait un impact négatif sur l’économie nationale et les revenus publics. Cette instruction portant le numéro 16/12, et adoptée suite à la réunion du conseil d’administration du Conseil des participations de l’État du 12 décembre 2018, présidée par le Premier ministre en tant que président du Conseil, prévoit un certain nombre de mesures et d’ordonnances pour les ministres des secteurs concernés afin de faire face à l’accumulation de la dette et à la situation catastrophique de la plupart des entreprises économiques publiques.
I.M. Amine