Moussa Faki

CRISE LIBYENNE : Moussa Faki pour une conférence de réconciliation nationale

Le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, a proposé la tenue d’une conférence de « réconciliation nationale » afin de résoudre le conflit en Libye.
Faki s’est exprimé  à l’issue d’une réunion à Tripoli avec le président du Conseil présidentiel du gouvernement d’union nationale de Libye (GNA), Fayez Serraj, au cours de laquelle ils ont discuté des derniers développements politiques et sécuritaires, ainsi que des prochaines élections présidentielles et législatives dans ce pays.
Le président de la Commission de l’UA a soumis  sa proposition de conférence nationale, « soulignant que toute décision sur la question libyenne devait être libyenne, et a exprimé sa désapprobation devant toute ingérence étrangère qui pourrait compliquer davantage la crise », selon un communiqué du bureau de Serraj. Ce dernier a salué cette proposition, espérant que cette conférence « se tienne sous l’égide de l’ONU », a ajouté le communiqué.
Depuis la chute de Mâamar El-Gueddafi en 2011, la Libye est secouée par un conflit politique. Deux autorités se disputent le pouvoir dans le pays: le GNA, établi fin 2015 par un accord parrainé par l’ONU et basé à Tripoli, et une autorité rivale, installée dans l’Est, contrôlé par l’Armée nationale autoproclamée par le maréchal Haftar.
En marge du Sommet  arabe de Tunis ,  la commission quadripartite, composée de l’Union africaine (UA), de l’Organisation des Nations unies (ONU), de la Ligue arabe et de l’Union européenne (UE) sur le dossier libyen,  a souligné la nécessité de mettre en œuvre une réconciliation nationale fédérant l’ensemble des parties libyennes autour d’une solution pacifique permettant de mettre fin à la crise que vit le pays.
Le président de   la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat avait  mis en avant, lors d’une conférence de presse animée conjointement avec le SG de l’ONU, Antonio Guterres, le Secrétaire général de la Ligue des États arabes, Ahmad Abou Al Ghaïth, la Haute représentante de l’Union européenne pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, Mme Federica Mogherini et l’envoyé onusien pour la Libye, Ghassane Salamé, « les efforts déployés par l’UA pour la résolution de la  crise en Libye ». Faki Mahamat avait rappelé une « décision de l’UA, prise lors de sa réunion tenue février dernier, portant sur la tenue d’une conférence de réconciliation entre les différentes parties libyennes », exprimant son souhait de « pouvoir tenir cette rencontre en juillet prochain ». ‘’C’est une opportunité pour les Libyens pour mettre fin à la situation de conflit et d’instabilité que vit leur pays depuis près de huit ans », avait-t-il affirmé. Le président de la Commission de l’Union africaine a évoqué, en outre, les répercussions de la crise libyenne sur les pays voisins, notamment au Sahel.
Pour sa part, Mme Mogherini avait  affirmé que de grandes possibilités existent pour ouvrir une nouvelle page permettant à la Libye de sortir de cette crise et  revenir à une vie normale dans le cadre de la démocratie, mettant en avant les « efforts » de l’UE en matière d’assistance apportée à la Libye sur le plan social à travers, notamment, l’appui financier fourni au pays en 2014. Elle Avait  appelé l’ensemble des parties à « assumer leurs responsabilités ». Le SG de l’ONU avait  , de son côté, appelé tous les responsables libyens à prendre conscience de l’importance d’une solution pacifique pour cette crise, se félicitant de l’esprit de « coordination et de coopération entre les quatre organisations (ONU, UA, UE et Ligue arabe). Se félicitant des efforts consentis pour parvenir à une solution pacifique à la crise, notamment le Congrès national devant se tenir en avril prochain, le secrétaire général de la Ligue des États arabes, Ahmad Abou Al Ghaïth, a  souligné la nécessaire « intensification des actions de coordination et d’échange d’informations entre toutes les parties ».
M. Bendib