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COVID-19 : Un spécialiste évoque une « stabilité » de la situation sanitaire

Après plus d’un mois du début de la troisième vague de la Covid-19, durant laquelle le pays a enregistré des chiffres record de contamination et de décès, les spécialistes viennent à nouveau entrevoir « la stabilité » de la situation sanitaire.

Mais, ils mettent en garde contre le relâchement dans les gestes barrière qui est le premier facteur de la propagation du virus. En effet, lors de son passage, hier, sur les ondes de la radio régionale de Sétif, le Docteur Belekfi Réda , spécialiste en médecine thoracique et respiratoire, a indiqué que la situation épidémiologique s’est « stabilisé » depuis le début de la semaine, et ce ,selon les chiffres avancés par le comité scientifique. « Nous espérons que la courbe de contamination connaîtra une baisse significative la semaine prochaine, tout en respectant les mesures de prévention et en accélérant le rythme de vaccination », a-t-il estimé. Ajoutant « il semble que nous ayons atteint le pic et nous attendons une baisse à partir de la semaine prochaine ». Pour l’intervenant « le décès de nombreux patients n’est pas dû à la férocité du virus, mais au grand nombre de personnes infectées .Par exemple, la souche Delta, qui cause 80% des infections, n’est pas plus dangereuse que les autres souches passées, mais elle se propage plus rapidement, puisqu’une personne en infecte 8 autres , ce qui signifie que s’il y a une hausse dans le nombre de contamination, le nombre des décès va augmenter » explique le même docteur.
De son côté, le professeur Bouamra Abderezak, spécialiste en médecine préventive à l’hôpital de Tipasa, a indiqué que l’Algérie a dépassé l’étape la plus dangereuse de la troisième vague, soulignant que la situation se stabilise et la courbe de la contamination est en baisse depuis plus de six semaines, et elle se poursuivra si les citoyens continuent de respecter les mesures sanitaires et les gestes barrière pour éviter une nouvelle vague.

L’usage abusif de l’oxygène provoque l’épilepsie et la pneumonie
Concernant l’utilisation d’oxygène, le Dr Belekfi Réda a mis en garde contre l’’utilisation excessive de cette matière, précisant que l’oxygène est nécessaire pour les patients atteints par le virus delta, c’est-à-dire que « lorsque nous avons 100 patients infectés, 15 d’entre- eux ont besoin d’oxygène, et lorsque le nombre est passé à mille, deux mille, la demande d’oxygène a doublé pour atteindre 10 ou 20 fois ». Il dira ensuite que « seul le médecin est habilité à prescrire de l’oxygène comme les autres prescriptions médicales ». L’utilisation excessive de l’oxygène peut engendrer des complications, a-t-il prévenu. « Par exemple, un patient avec un taux d’oxygène de 95% dans le sang et utilisant de l’oxygène sans consulter un médecin, par peur, cela augmente l’inflammation dans les poumons. Une mauvaise utilisation de l’oxygène, hors surveillance médicale, provoque un œdème pulmonaire. L’un des dangers de l’auto-utilisation de l’oxygène sans surveillance médicale est aussi l’apparition de certaines crises d’épilepsie ». Cependant, il recommande que « la meilleure utilisation d’un appareil de mesure d’oxygène est au-dessus de 92% du pourcentage d’oxygène dans le sang », « nous n’avons pas besoin de cette substance et même certains médecins ne prescrivent pas de l’oxygène au moment de la pandémie qu’après qu’elle soit inférieure à 85 % », a-t-il expliqué.

La vaccination permet le retour à la vie normale
Selon le spécialiste en médecine thoracique et respiratoire, la vaccination présente de nombreux avantages pour contrer les complications de toutes les souches et en diverses vagues. En vaccinant 70% de la population, on revient à la vie normale. Avec ce pourcentage, qui nous donne une immunité collective, toutes les personnes vaccinées retrouvent une vie normale, notamment en accomplissant les rituels de la Omra. Outre ça, le Dr Bouamra a révélé que de nouvelles études et des recherches scientifiques récentes confirment que la possibilité d’étendre le vaccin pour toucher le groupe d’âge à partir de 12 ans, et les femmes enceintes dans de nombreux pays sont préoccupées par la vaccination après avoir été initialement exclues, ajoutant que les indicateurs confirment que les pays du monde se dirigent vers le début de la vaccination des femmes enceintes à partir du sixième mois, comme d’autres vaccins traditionnels, par exemple le vaccin contre la grippe saisonnière.
Sarah Oubraham