légumes secs

Constantine : Plus de 6 000 hectares réservés aux légumes secs

La superficie agricole consacrée aux légumes secs a atteint 6 340 hectares au titre de la saison agricole 2018-2019 contre 4 410 ha en 2017, a-t-on appris lundi du directeur des services agricoles (DSA), Yacine Ghediri.

La culture des légumes secs a connu ces dernières années «un bond qualitatif» en matière de surface cultivée et de rendement enregistré, a précisé à l’APS le même responsable, soulignant que le rendement moyen de cette production, au cours de la saison précédente était de l’ordre de 18 quintaux par hectare contre 10 quintaux/hectare en 2017. Dans la wilaya de Constantine, la surface réservée, au titre de cette campagne agricole, aux légumes secs, toutes espèces confondues, a dépassé 6.000 hectares dont 1.220 hectares ont été consacrés aux pois chiche, 2.385 hectares aux lentilles, 1.200 hectares aux fèves et 140 hectares aux petits pois, a rappelé le même responsable. L’organisation des campagnes de sensibilisation sur l’importance de la résorption des terres en jachère et leur intégration dans le cycle productif et l’efficacité de la stratégie de soutien du secteur agricole et son exploitation dans la culture des céréales et des légumes secs, sont les facteurs ayant favorisé la hausse de cette superficie qualifiée d’ «importante». Les services agricoles de la wilaya de Constantine ont mis l’accent sur la nécessité du suivi de l’itinéraire technique de cette culture par les agriculteurs, la fourniture de semences de bonne qualité et l’accompagnement des fellahs dans le cadre de l’augmentation de leurs revenus et la réduction de la facture d’importation de cette production, a signalé la même source, soulignant qu’un programme, appelé «plateforme locale de soutien consultatif liée à cette culture», sera créé. Le directeur du secteur a insisté sur l’importance d’appliquer le contenu de ces plateformes à l’échelle locale entre les différents acteurs afin de résoudre tous les problèmes de cette filière et de promouvoir la production, en coordination avec diverses institutions publiques et privées locales en vue de l’élaboration de programmes de travail mis en place par les réseaux de guides et d’agents de développement en assurant la coordination, la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation. Ce type de cultures dépend principalement de la quantité de pluie, a-t-on noté, soulignant, dans ce contexte, que la quantité de pluie enregistrée au début de la saison jusqu’à présent «augure d’une bonne récolte», a estimé la même source. Les services agricoles úuvrent, en collaboration avec les différents acteurs du secteur, à l’organisation de sessions de formation en faveur des agriculteurs versés dans cette filière afin d’améliorer leurs connaissances et de développer leurs récoltes, a fait remarquer M. Ghediri.