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2 mars 2024
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Conclave inter-libyen, la semaine prochaine à Alger

Une réunion entre les différentes parties libyennes se tiendra, à Alger, la semaine prochaine, dans le cadre du dialogue inter-libyen, sous les auspices onusiens. Conclave qui donnera «le déclic vers la création d’un gouvernement d’union nationale» a affirmé, hier, Abdelkader Messahel, ministre délégué en charge des Affaires maghrébines et africaines. ,Dans ses efforts consentis en vue d’aider les Libyens à emprunter la voie du dialogue pour dégager la solution politique à la crise qui secoue ce pays, Alger a tenu des «rencontres dans la plus totale discrétion avec plus de 200 acteurs libyens» a révélé Messahel, hier, lors de son passage à une émission radiophonique sur les ondes de la Chaîne III. «Nous avons reçu, à Alger, un nombre important d’acteurs libyens, plus de 200» a indiqué Messahel, avant de préciser qu’ «il y a eu des rencontres entre ailes opposées, lesquelles rencontres étaient secrètes et qui ont parfois abouti à des accords signés entre les parties». Sur la souveraineté, l’unité nationale et l’intégrité territoriale de la Libye, «il y a pas de remise en cause» à ce propos, chez les acteurs libyens précités, a affirmé Abdelkader Messahel, précisant qu’«il y a des approches sur la manière de parvenir à entrer dans une phase de transition» entre les libyens et d’ajouter que «c’est à cela que nous travaillons». La réunion des acteurs libyens, leaders et militants qu’abritera Alger, la semaine prochaine, est « un pas très important » sur la voie de recherche d’une solution politique à la crise. «Il n’y a pas d’alternative à cette voie» affirme Messahel qui rappelle dans ce sens que «l’histoire est là pour le rappeler, avec tous les conflits dans le monde» et de préciser que les interventions militaires ne conduisent à rien. Les expériences précédentes et les plus récentes s’agissant des interventions militaires étrangères le confirment, pour citer à titre d’exemple, l’Afghanistan et l’Irak. Pour le ministre délégué, «on peut savoir quand cette (intervention) commence» dira-t-il avant d’ajouter «mais on ne peut jamais savoir quand elle se termine et surtout comment elle se termine » a-t-il souligné. Si notre pays s’est investi politiquement dans le dossier libyen et continue de le faire, notamment à travers ses efforts visant à faciliter le dialogue inter-libyen, c’est parce que « nous sommes un pays concerné » indique Messahel, évoquant à ce propos, plusieurs raisons. Il citera les frontières communes entre l’Algérie et la Libye, les liens historiques forts entre les deux peuples, ne manquant pas dans cet ordre d’idée de souligner que l’Algérie « a une dette historique à l’égard de ce pays (Libye) qui nous a soutenu dans notre lutte pour la libération de notre pays » a-t-il rappelé avant d’ajouter «à un moment ou la Libye n’avait pas un baril de pétrole découvert en 1962 ». Ne pouvant rester indifférents au drame que vit ce peuple voisin affirme Messahel, l’Algérie est tenue de porter son aide en direction de la consolidation et la réussite du dialogue politique inter-libyen. Précisant plus loin dans ses propos sur la crise libyenne et ses conséquences au regard de l’activité terroriste et du trafic des armes, qu’ « aujourd’hui compte tenu de la complexité du problème, il se trouve que cette question (la crise en Libye) se pose pour nous en terme de sécurité nationale» a-t-il averti. Messahel a rappelé les efforts de l’Algérie dans ce dossier, déclarant que «l’essentiel de notre action est que les Libyens aient un seul agenda afin de maintenir leur cohésion, préserver leur unité et s’engager dans un consensus de transition». Et de rappeler que «nous avons de bonnes relations avec le gouvernement de Tobrouk, ainsi qu’avec des représentants du gouvernement de Tripoli» a-t-il précisé. Messahel est revenu sur la genèse de la situation chaotique dans laquelle a été plongé le pays, notamment depuis l’intervention de l’Otan, en 2011, dans la crise libyenne. Situation chaotique qui a eu aussi des conséquences gravissimes sur la sous région. «d’abord la situation s’est imposée à nous, en 2011, lors de l’intervention de l’Otan» souligne pertinemment Messahel avant de rappeler que «l’Algérie avait mis en garde tous ses partenaires sur les conséquences d’une telle intervention, d’abord sur la Libye elle-même et son peuple, mais aussi sur la sous-région». Et d’ajouter que nous n’avons pas été écoutés et le résultat est là dira-t-il. Les efforts d’Alger en direction du dialogue politique entre libyens «l’Algérie ne le fait pas seule» souligne Messahel et de rappeler que ces efforts sont consentis «avec la Communauté internationale et d’autres partenaires» citant «notamment avec les pays voisins pour faire en sorte que la Libye retrouve sa stabilité et puisse sortir de la crise dans laquelle elle se trouve aujourd’hui» a-t-il précisé. La réunion prévue la semaine prochaine entre acteurs libyens a été fixée en commun accord entre les Nations unies et Alger, pour que se réunissent «l’ensemble des leaders politiques libyens et tous les acteurs militants pour discuter des prochaines échéances» a fait savoir Messahel, et «sont exclus de ce processus les groupes terroristes, reconnus en tant que tels par les Nations unies» a-t-il précisé
Karima Bennour

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