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CHARFI DÉFEND LE BIEN-FONDÉ DU PROJET DE LOI ÉLECTORALE : Le seuil de 4% des suffrages met fin à la « chkara »

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Le président de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), Mohamed Charfi, a défendu, bec et ongles, lors de son passage hier sur les ondes de la Radio nationale chaîne 2, le principe des 4% des suffrages exprimés exigés aux partis politiques pour pouvoir participer aux prochaines élections.

Jugé avantageux pour les grosses cylindrées et un bâton dans les roues pour les formations politiques sans ancrage, cet écueil a été maintenu dans l’avant-projet de loi sur la nouvelle loi électorale. « La suppression du principe des 4 % allait ouvrir les portes à un marché pour la vente des listes électorales », a dit, à ce sujet, le premier responsable de cette instance indépendante, assurant que « les nouveaux partis politiques qui n’avaient pas participé par le passé aux élections devraient réunir les parrainages exigés pour éviter le principe des 4% ».
Les petits  partis souhaitent la suppression pure et simple de cette condition et la remise à zéro des compteurs pour permettre une large participation aux prochaines législatives. Ces partis voient, en effet, d’un mauvais œil, le maintien de cette condition, estimant que les dernières élections législatives de 2017 ne pouvaient servir de référence étant donné qu’elles étaient marquées par une fraude massive en faveur des candidats  de l’ex-majorité, à savoir le FLN en premier et le RND, en second. « Le projet de loi portant régime électoral, constitue l’entame d’une nouvelle ère de consécration de la démocratie qui va moraliser l’activité politique et consacrer l’alternance au pouvoir », a ajouté, par ailleurs celui qui a, déjà à son actif, l’organisation de l’élection présidentielle de 2019 et le référendum du 1novembre dernier.

« Fini la braderie électorale »
S’agissant du contrôle des finances des candidats, un des aspects majeurs du projet du gouvernement, l’invité de la chaîne 2, a clairement  indiqué que   ce sera l’affaire de la Cour constitutionnelle, prévenant  que « la braderie électorale est terminée », dans une allusion à la fraude qui a émaillé les législatives de mai 2017. Abordant la crédibilité des élections, le président de  l’ANIE estime qu’elle vient surtout de « la confiance entre le peuple et les autorités », assurant que son institution en  sera le principal garant.  Il a aussi écarté toute possibilité de l’organisation des élections locales et législatives au même temps en raison, a-t-il expliqué, du manque des magistrats qui ne dépasse pas les 600 au niveau national. La première mouture de cette nouvelle loi élaborée par le Comité du professeur Ahmed Laraba a été remise aux partis politiques pour enrichissement. Ils disposent de 10 jours pour finaliser et remettre leurs propositions qui devraient être étudiées par l’équipe de Laraba avant de sortir avec un texte final portant le régime électoral. Cet avant-projet contient plus de 300 dispositions entre nouveaux articles et autres amendés. Le tout a été élaboré dans l’esprit de la nouvelle Constitution qui se veut une rupture avec les anciennes pratiques sous l’ancien régime. Consacrer la démocratie, adopter le principe de l’alternance au pouvoir, moraliser la vie politique dans le pays, et la séparation de la politique de l’argent sale, constituent l’âme et l’essence même de la nouvelle loi fondamentale du pays, adoptée par référendum le mois de novembre dernier.
Brahim Oubellil

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