Ces sans-papiers qui concurrencent le marché du travail

Immigrés clandestins, réfugiés de guerres, et encore moins jeunes titulaires de titres de touristes et résidants légaux, des étrangers, africains, notamment, concurrencent le marché du travail en Algérie, en s’adonnant, au travail au noir, à des métiers souvent précaires et sous-payés, dans l’espoir de «vivre». Les guerres et conflits qui secouent, ces dernières années, les pays voisins d’Afrique et de l’Orient ne sont pas sans effets directs ou indirects sur la stabilité sécuritaire et socioéconomique de notre pays, avertissent des analystes et spécialistes de la chose sécuritaire. Outre les menaces sécuritaires qui pèsent notamment sur les zones frontalières (trafics de tous genres), causées par des immigrés souvent clandestins qui prennent la destination Algérie dans l’espoir d’y trouver de meilleurs horizons, ces derniers inondent même le marché du travail. Un phénomène qui complique davantage la situation des travailleurs en Algérie au moment où le chômage bat son plein et la révision des salaires, ainsi que les conditions socioprofessionnelles demeurent fortement exigées. Précarité oblige, des Africains, souvent du sexe masculin, se trouvent obligés de se «dépanner» et pratiquer des petits métiers (restaurants et cafeterias…) ou bien des travaux forcés dans des chantiers et marchés pour des contreparties souvent dérisoires. On cherche souvent à travailler dans des endroits qui assurent surtout l’hébergement pour se débarrasser du grand sésame des hôtels et agences immobilières, chères et toujours sous la loupe des services de sécurité. À défaut de pouvoir travailler et vivre dignement, certaines familles recourent à la mendicité, voire le banditisme, en inondant les trottoirs et places publiques de nos villes au grand désarroi des passagers. Cependant, cette frange de travailleurs qui commence à prendre forme dans les grandes villes, tout comme dans les zones reculées, n’exclut pas l’existence d’autres immigrés, souvent qualifiés chanceux de décrocher dignement des postes de travail grâce à leurs compétences et régularité vis-à-vis de leur situation de séjour. De leurs côtés, les employeurs qui ne cessent de déplorer, ces dernières années, la rareté de la main-d’œuvre dans certains créneaux, notamment le bâtiment, ne font qu’investir dans cette situation et combler le manque en la matière à moindres dépenses que possible.
On ose parfois braver le risque de recourir à la main-d’œuvre étrangère peu exigeante, et ce, malgré les risques et sanctions que peut encourir cette pratique sur les entreprises, sans oublier des privés qui les ,exploitent dans le jardinage et l’auto-construction… Cela dit le nouveau phénomène a fait que la dévaluation des prix du travail et la concurrence entre Algériens et immigrés sont désormais lancées, surtout dans les zones du sud algérien qui échappent parfois au contrôle de l’État.
S. N.

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