Aymen Benabderrahmane

CÉRÉMONIE D’INVESTITURE DU PRÉSIDENT IRANIEN EBRAHIM RAÏSSI : Benabderrahmane a représenté Tebboune à Téhéran

Le Premier ministre, ministre des Finances, Aïmene Benabderrahmane, a pris part, jeudi à Téhéran, en sa qualité de représentant du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, à la cérémonie de prestation de serment du nouveau président de la République islamique d’Iran, Ebrahim Raïssi, indique un communiqué des services du Premier ministre. À cette occasion, et selon la même source, Benabderrahmane a transmis, au président iranien, Ebrahim Raïssi « les félicitations du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, ainsi que ses vœux de succès et de réussite dans l’accomplissement de ses missions présidentielles ». Investi mardi nouveau président de la République islamique d’Iran, Ebrahim Raïssi a, comme principales priorités, l’économie et le nucléaire. Il devra s’atteler à redresser la situation économique de l’Iran, fragilisée par les sanctions américaines et la crise sanitaire liée à la pandémie du Covid-19, et relancer les pourparlers sur l’accord international sur le nucléaire. Ancien chef de l’Autorité judiciaire, Raïssi, 60 ans, a remporté l’élection présidentielle de juin dernier succédant ainsi à Hassan Rohani. Il a pris officiellement ses fonctions de nouveau Président ce mardi pour un mandat de quatre ans et a prêté serment jeudi devant le Parlement, auquel il devra présenter ses candidats pour les postes ministériels. « Conformément au choix du peuple, j’intronise l’homme sage, infatigable, expérimenté et populaire, Ebrahim Raïssi, comme président de la République islamique d’Iran », a écrit le guide suprême l’ayatollah Khameneï, dans un décret lu par son chef de cabinet. Aussitôt investi, le nouveau chef de l’État iranien s’est engagé à améliorer la situation économique du pays en tentant de lever les sanctions américaines. Déclarant que « nous chercherons certainement à lever les sanctions oppressives » imposées par Washington sur l’Iran, il a tenu à assurer le peuple iranien et avertir les acteurs étrangers « mais nous ne lierons pas les conditions de vie de la nation à la volonté des étrangers », a-t-il déclaré dans un discours retransmis par la télévision d’État. Il a déclaré, dans ce sillage que «nous estimons que la situation économique n’est pas favorable pour le peuple, à la fois en raison de l’inimitié des ennemis » et en raison, a-t-il poursuivi « des lacunes et des problèmes à l’intérieur du pays », a encore dit M. Raïssi.
R. I.