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CENTRE COMMUNAUTAIRE DE SANTÉ DU KHROUB : Une gestion à … vau-l’eau

Que se passe-t-il au centre communautaire de santé « Dr Sadek jean M’asb’uf  » du Khroub, à Constantine, au point que le personnel médical s’insurge contre une gestion à vau-l’eau de la directrice dudit centre ?

En tous les cas, jeudi dernier, lors de notre visite à ce centre, l’atmosphère était tendue et le personnel était en exacerbation , voulant en savoir davantage sur cet état de fait, une sociologue activant dans le dispositif « ANEM » nous a déclaré d’emblée que tout va de mal en pis dans ce centre et aucun respect ni considération pour le personnel médical contractuel de la part de la responsable et de ses « protégés », au point où nous subissons des obscénités verbales et autres comportements insolents à notre égard. Ne s’arrêtant pas là, elle nous fait part des conditions de travail qui restent contraignantes par manque de moyens, alors que le centre jouit d’un budget annuel octroyé par l’APC du Khroub pour son fonctionnement, et d’ajouter que même le chauffage ainsi que la climatisation font défaut. Autrement dit, tout le personnel est unanime à reconnaître que ce centre de santé communautaire a perdu de son aura voilà quelques années, pour cause d’une gestion à l’à peu-près et qui pénalise les nombreux malades diabétiques ou ceux hyper- tendus qui viennent faire des prises de tension quotidienne. Pour rappel, le centre communautaire de santé du Khroub a été inauguré le 07 avril 2001 dans le sillage de l’adhésion de cette ville au réseau international « ville santé » et qui demeure l’unique en Algérie. Ses missions primordiales consistent en la promotion de la santé, l’éducation sanitaire et la prévention active en tant qu’observatoire local de la santé. D’ailleurs, au niveau du centre, existent des associations caritatives qui se consacrent dans la prise en charge des malades démunis de la ville du Khroub et des localités avoisinantes. C’est en fait un véritable travail de sensibilisation sur les maladies chroniques pour répandre une culture qui permet d’éduquer les patients en leur inculquant une discipline et un régime adapté à la nature de leurs maladies pour mieux les aider à les tolérer. Le centre aide aussi en médicaments recueillis grâce à une contribution solidaire de la population locale. En tout état de cause, malgré ces tiraillements entre les uns et les autres, le personnel médical, sociologue, psychologue, sage femmes et autres associations, font de leur mieux pour sensibiliser les malades chroniques sur la feuille de route à suivre afin de prendre convenablement en charge leurs maladies. Reste que la gestion décriée de ce centre, par le personnel médical, contraste avec ses nobles missions. Alors que cette structure devrait rendre beaucoup de bienfaits à tous les malades démunis et gratuitement. Même en voulant connaître la position de la directrice sur ces affirmations, cette dernière était absente ce jour là.
Mâalem Abdelyakine