Feu

Blida : Près de 600 ha de couvert végétal brûlé depuis juin dernier

Près de 600 hectares de couvert végétal ont été décimées par les feux de forêts qui s’étaient déclarés depuis juin dernier dans la wilaya de Blida, a-t-on appris mercredi auprès de la conservation des forêts de la wilaya.

La wilaya a enregistré 39 feux de forêts depuis début juin dernier, notamment dans sa partie Est et sur les hauteurs de Chréa, ayant causé la perte de 562,62 ha de couvert végétal, a indiqué la conservatrice des forêts de la wilaya de Blida Dalila Benani. La surface végétale brûlée se répartit à raison de 355 ha de buissons et herbes sèches, 79 ha de maquis, 68 ha de forêts et 60 ha de vergers et d’arbres fruitiers, a-t-elle détaillé. Mme Benani a également signalé une hausse dans les pertes végétales, contre une baisse dans le nombre des incendies, comparativement à l’année dernière, durant laquelle la wilaya a enregistré 66 incendies, ayant causé la perte de 206,64 ha de couvert végétal. Pour remédier aux pertes subies par les forêts de la wilaya à la suite des incendies enregistrés ces deux dernières années (2019/2020), un programme de boisement a été mis au point par la conservation locale des forêts, en vue de la plantation de 19.000 arbustes sur une surface de 34 ha, répartie à travers 11 communes de la wilaya, avec la participation de nombreuses associations du secteur de l’environnement, a indiqué, par ailleurs, Mme. Benani. En perspective du lancement de la campagne de boisement prévue le 25 octobre courant, des séances d’initiation aux techniques de boisement (mise en terre, irrigation.. entre autres) ont été lancées par la conservation des forêts au profit des membres des associations activant dans le domaine, avec un encadrement assuré par des cadres de l’Institut national de recherche forestière et d’agents des forêts et de la Protection civile. Mme Benani, qui a souligné l’impératif de l’entretien des arbustes après leur mise en terre, notamment par l’irrigation, a relevé que de nombreuses campagnes de boisement initiées par des associations ou des représentants de la société civile « ont échoué pour cause de non suivi sur le terrain ».