BANALISATION DU PORT D’ARME BLANCHE DANS LES RUES DE CONSTANTINE : Associations et jeunes s’impliquent pour contrer le phénomène

Réagissant aux proportions alarmantes du phénomène de la violence urbaine et le recours récurrent à l’usage des armes blanches, des groupes de jeunes et des associations ont lancé une campagne sur les réseaux sociaux, afin non seulement de condamner unanimement ce fléau mais également et surtout de l’atténuer, dans la mesure où en l’état actuel il ne peut qu’être illusoire de l’éradiquer.  Les deux parties en appellent aux services de sécurité pour « l’application de la loi à ce sujet avec plus de rigueur encore ». Faudrait-il toutefois souligner que lesdits services, toutes natures concernées, ne désemparent pas en ce sens, compte tenu des nombreuses interventions faites chaque jour. En fait, les signataires de l’appel font une proposition des plus logiques, d’autant plus qu’elle est condamnée par le Code pénal, à savoir le port d’armes blanches quelles qu’elles soient et bien évidemment la mise hors d’état de nuire légale de tout présumé porteur d’une arme qui, malheureusement, est écoulée à ciel ouvert dans toutes les artères et souks hebdomadaires. D’ailleurs, jeunes et porte-paroles d’associations se rejoignent quant à la corrélation qu’il y a entre le phénomène du port d’arme blanche et la vente ou la consommation de drogue et autres psychotropes. Et c’est dans ce sillage, par voie de conséquence, qu’est prévue au cours de la semaine prochaine une campagne de sensibilisation qui sillonnera tous les quartiers et faubourgs de la ville, notamment parmi les plus populeux, au thème de «Non ! Pas de drogue dans ma ville ». En fait, cette initiative s’inscrit dans le cadre de la nouvelle politique visant à instaurer des bases participatives de l’ensemble des représentants de la société civile pour une prise de décisions commune.
Med R. D.