AUTOMOBILES

ATTRIBUTION DE LICENCES D’IMPORTATION DE VÉHICULES : Le démenti des concessionnaires

Dans un communiqué rendu public, l’association des concessionnaires automobiles a démenti les informations relayées sur les réseaux sociaux, faisant état de l’attribution de 12 licences d’importation de véhicules ainsi que la mobilisation de deux milliards de dollars par les autorités pour cette opération. Dans son communiqué rendu public lundi dernier, le groupement des concessionnaires automobiles (GCA) a catégoriquement nié «les informations erronées » largement partagées sur les réseaux sociaux et qui ne sont, précise la même source, basées sur « aucune décision officielle». Selon le GCA, il n’en est rien de ce qui a été rapporté sur le fait que le gouvernement ait mobilisé deux milliards de dollars pour l’importation des véhicules, en plus de l’attribution de 12 licences à des concessionnaires». « C’est faux » a encore insisté la même source expliquant que ces rumeurs visent «à induire en erreur» l’opinion publique et «briser»  les efforts qui sont consentis en vue de relancer l’importation des véhicules via les concessionnaires agréés. Le GCA, a rappelé, cependant, que le montant de deux milliards «a été  révélé par l’ancien ministre Ferhat Aït Ali, dans le cadre du décret exécutif 20-27 du 19 août 2020». Quant la prétendue attribution des licences aux concessionnaires, «cela ne peut être vrai que lorsque les concernés sont avisés par le ministère de tutelle». Or, «ce n’est pas le cas jusqu’à aujourd’hui», affirment les concessionnaires qui regrettent être «dans l’attente depuis 11 mois», d’une réponse, positive soit-elle ou négative, du ministère de l’Industrie. Pour rappel, en réponse à une question d’un député sur le dossier la cherté et la pénurie des voitures, l’ancien ministre des Finances, Abderrahmane Raouya, avait annoncé en juin dernier des solutions pour « bientôt ». Le gouvernement, avait-il ajouté, «prépare de nouveaux textes juridiques en vue du retour de l’importation et de la fabrication de voitures». Deux mois après, aucune mesure n’a été prise à cet effet. Le cahier des charges devant organiser cette activité, annoncée pour janvier 2022, n’est toujours pas publié.
Ania Nch