Attentat terroriste au cœur de Ouagadougou : Neutralisation de quatre hommes armés

Des tirs nourris et des explosions ont retenti, hier, au centre-ville de Ouagadougou, capitale du Burkina Faso, rapportent des médias locaux. Les mêmes sources évoquent des attaques terroristes perpétrées dans un périmètre comprenant les sièges de l’État-major de l’armée, du Premier ministère, du marché central de la ville Rood Woko, ainsi que celui de l’ambassade de France dans le pays.

Des hommes masqués avec des sacs à dos ont été à l’origine de ces attaques, indiquaient des témoins sur ces attentats terroristes à Ouagadougou, notamment des internautes burkinabés, sur leurs réseaux sociaux, mentionnant également des bruits d’explosion et des tirs nourris, au centre de la capitale, du Burkina Faso, hier matin. Le gouvernement burkinabè a confirmé, dans un communiqué qu’’«une attaque a visé l’état-major général des armées et l’ambassade de France», indiquant que «quatre assaillants ont été neutralisés » et que «les unités spéciales des forces de défense et de sécurité sont en opération et aucun bilan n’est disponible pour l’instant (hier : ndlr)», précise la même source. La population a été vue, hier matin, en train de courir dans tous les sens pour se protéger, en attendant de savoir ce qui s’était réellement passé et les commerçants du marché central, Rood Woko, apeurés, sont sortis et leurs regards étaient «en direction de l’état-major qu’il était impossible d’approcher » peut-on lire sur les réseaux sociaux de citoyens de Ouagadougou. Longtemps épargné par les actes terroristes, le Burkina Faso, qui partage une longue frontière avec le Mali et le Niger, est régulièrement la cible d’actes terroristes notamment au nord du pays, depuis 2015, année durant laquelle, le pays a connu un putsch militaire, manqué, contre le gouvernement de transition mis en place après le départ, en 2014, du président Blaise Compaoré. Les bouleversements survenus dans ce pays se sont suivis de l’avènement d’actes terroristes dans ce pays, notamment dans sa partie, Nord, non loin des frontières avec le Malin, qui connaît, ces derniers temps, à son tour des actes terroristes, notamment dans les parties sud et centre du pays. Il est à rappeler que le procès du putsch manqué, au Burkina Faso était à pas moins de quatre heures de son ouverture, mardi dernier, le procès a été reporté à la mi-mars. Hier, durant plusieurs heures, la situation à Ouagadougou est resté confuse, et l’ambassadeur français, au Burkina Fasso Xavier Lapdecan a ecrit, dans un tweet, «attaque en cours à Ouagadougou, consignes de prudence absolue à tous les compatriotes de rester dans un endroit sûr». Des échanges de tirs intenses se sont fait entendre par des témoins qui ont indiqué, aux médias locaux, avoir «vu un véhicule des terroristes, en feu sur la chaussée». Des unités de gendarmerie et de l’armée du pays, se sont vite dirigées, sur les lieux, fermant les différents axes menant, au périmètre, comprenant l’état major de l’armée et le premier ministère du pays, le marché central de la ville, Rood Woko et le siège de l’ambassade de France. Selon toujours des témoins, Cinq terroristes armés sont sortis d’une voiture et ont ouvert le feu sur des passants et d’autres ont fait état d’une explosion près de l’état-major des armées et de l’institut français, à environ un kilomètre de là, toujours dans le centre de la capitale burkinabée, précisant que l’ambassade de France a été, aussi, la cible de ces attaques terroristes, et que l’état-major a été attaqué en même temps qu’une explosion à proximité du siège du premier Ministère. Rappelons que le 13 août dernier, deux terroristes avaient ouvert le feu sur un café-restaurant hallal, situé sur la principale avenue de la capitale du Burkina Faso, causant la mort de 19 victimes et blessant 21 personnes. Lors d’une embuscade tendue, le 3 février dernier, par des terroristes contre une patrouille de policiers à Déou, localité située dans le Nord du Burkina Faso, frontalière au Mali, un terroriste a été tué. La veille de l’attentat d’hier, au moins deux personnes, dont un conseiller municipal, ont été tuées, dans l’après-midi de jeudi dernier, dans le village de Tchembolo, au nord du Burkina Faso par «une attaque perpétrée par des individus armés non encore identifiés» selon les médias locaux. Les forces de défense et de sécurité du pays, ont annoncé , mi-janvier dernier, avoir interpellé environ 200 suspects et détruit des camps d’entraînement de terroristes, dans le nord du Burkina Faso, avant la fin de l’année passée.
Karima Bennour