Après les changements survenus dans la magistrature, la réforme de l’Office de répression de la corruption s’impose : Les réglages anticorruption de Bouteflika

S’il y a un secteur qui écorne gravement l’image de l’Algérie dans le monde, c’est la corruption. Pourtant, ce ne sont pas les organes de lutte contre la corruption qui manquent ; mais curieusement, pour des raisons multiples, ils demeurent inefficaces. Aussi, fallait-il des outils plus efficients ; et c’est dans cette perspective que le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Tayeb Louh a annoncé, jeudi dernier, à Tipasa, la formation d’un groupe de travail restreint début septembre prochain, qui se chargera de la «réforme» de l’Office central de répression de la corruption (OCRC), et ce, dans le but de «consolider davantage les mécanismes à même de contribuer à la lutte contre ce phénomène». S’exprimant en marge de la cérémonie d’installation du nouveau procureur général près la cour de Tipasa, Nacef Hocine, le ministre de la Justice a indiqué qu’en application des «instructions du président de la République, il sera procédé à la formation d’un groupe de travail restreint, début septembre prochain, en vue de réformer l’OCRC, dont la création remonte à 2006, et ce, en vue de renforcer davantage les mécanismes à même de contribuer à la lutte contre la corruption». « Il est devenu impératif de réactiver les mécanismes de prévention qui est de la responsabilité de tous les secteurs et de la société de façon générale et qui est considérée comme un des moyens efficaces dans la lutte contre la criminalité», a-t-il ajouté. À rappeler qu’un mouvement partiel a été opéré par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, dans le corps de la magistrature, touchant des présidents de cours, des procureurs généraux, des présidents de tribunaux administratifs et des commissaires d’État près des tribunaux administratifs.
I.M. A.