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23 février 2024
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RÉGIONS

Annaba : logements promotionnels et bazars

En plus des programmes AADL, LPA et LPL soutenus et financés depuis deux quinquennats par l’État, la ville voit émerger dans son périmètre un autre type de logements et de bazars pris en charge dans leur conception et réalisation par des opérateurs économiques privés. Il s’agit de logements dits promotionnels, dont les superficies et l’architecture sont autrement plus intéressantes, même s’ils restent tout de même assez chers à l’acquisition pour la quasi-majorité des demandeurs. Outre le fait que ce type de constructions se présente comme un appoint à l’objectif des deux millions d’unités prôné par le gouvernement, il y a cependant des questions qui restent posées concernant le choix des assiettes de terrains, sur lesquelles sont érigés ces dizaines d’immeubles et de tours que l’on voit pousser comme des champignons ici et là. En ce qui concerne, les bazars, ils sont de plus en plus nombreux  dans certains quartiers relativement aux ventes de villas, qui font florès et plus attirantes pour des nouveaux fortunés venus d’ailleurs. D’ailleurs si ce n’était pas les affaires d’héritage, ils n’auraient jamais connu cette situation !
En effet, à la vue de certains emplacements de ces nouvelles cités d’habitation, d’aucuns s’interrogent sur le respect des règles de l’urbanisme et surtout des mécanismes de contrôle des appareils de l’État qui semblent mis en berne depuis quelques années. Sinon, comment expliquer que n’importe quel quidam assez nanti financièrement, possédant un lot de terrain, puisse s’improviser en promoteur immobilier et porter atteinte aux règles les plus élémentaires de l’urbanisme et de l’environnement, en érigeant son building n’importe où, même en plein milieu d’un quartier résidentiel fait de villas et de maisons de maître ? En fait, pour ces promoteurs grisés par cette nouvelle mode d’enrichissement et qui arrivent à s’octroyer tous les droits, la parade est toute simple, en ce sens que pour faire face au manque de terrains constructibles en intra-muros, ils n’hésitent pas à racheter, parfois au prix fort, deux ou trois villas mitoyennes, les rasent complètement et en font un seul terrain pouvant contenir une tour de quinze ou vingt étages, avec trois ou quatre appartements par étage qu’ils revendent après à plus de 18, voire 20 millions de dinars l’unité.
Le tout avec la participation des futurs acquéreurs que l’on oblige à verser des avances au fur et à mesure que le chantier avance. Si certains pensent que cette situation est des plus normales, au vu de l’émancipation de la ville et de réponse à un besoin criard en logements, d’autres, par contre, notamment  voient en cela une atteinte à leur quiétude, à leur liberté et à leur intimité, du moment que ces tours élevées, avec des balcons et des fenêtres donnant sur leurs cours intérieures les dissuaderont, désormais, de profiter de leur jardin et piscine pour certains.
L’un d’eux dénonce à ce propos: «En construisant nos maisons, nous avions dû faire très attention aux règles de l’urbanisme, dont le non-dépassement d’une certaine hauteur afin de ne pas piétiner nos valeurs sociales, comme l’intimité de nos voisins. Mais là, il semblerait que les lois ne sont pas les mêmes pour tout le monde. Je parie que par dégoût, tout le monde va vouloir vendre sa villa et aller ailleurs.
Chose qui arrangera certainement ces pseudo-promoteurs et nouveaux «riches» et dans pas longtemps, ce quartier résidentiel sera rasé pour faire place à une centaine de bazars… Mais dans toutes ces histoires, l’on a eu souvent que des réservataires désignaient d’un doigt accusateur, ce promoteur pour augmentation des prix de logements, mais une fois qu’ils ont été «appelés» pour verser leur dernière tranche, ils avaient pris la clé des champs. Ils se reconnaîtront d’eux-mêmes…
Khadidja B.

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