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Algérie poste / une transition vers le statut d’une banque à l’horizon 2019 Un pari pas aussi facile

Les premières agences bancaires d’Algérie poste seront déployées en 2019, C’est ce qu’a affirmé, Houda-Imane Feraoun, ministre de la Poste et des Technologies, depuis la wilaya de Tizi-Ouzou où elle était en visite de travail, estimant qu’après avoir dépassé ses problèmes budgétaires, Algérie poste peut désormais utiliser ces propres ressources à l’effet de financer ses programmes d’investissement et de développement.

D’ici cette échéance, il y aura peut-être quelques services qui s’apparentent aux services bancaires qui commenceront à se déployer au niveau d’Algérie poste, tenait à rassurer M. la ministre même si elle avoue, dans la foulée, que le projet du lancement de la banque postale dépendra des conclusions finales de l’étude financière, économique et d’opportunité qui est en cours d’élaboration.
L’important pour Mme Houda-Imane Feraoun étant qu’un pas est déjà franchi dans ce domaine puisqu’une opération de mise à niveau des bureaux de postes à permis de mettre ces structures aux normes bancaires.
Comme ceux qui l’on précédé aux commandes du département quelle dirige, la ministre de la poste et des technologies, se félicite d’ors et déjà que le projet d’une nouvelle Banque Postale se rapproche de jour en jour du concret oubliant que ce changement de statut rattachera inéluctablement la Poste au département des finances, d’une part, et éloignera de son champs d’action cette structure à ressources financières intarissables, puisque des millions de salaires de beaucoup d’entreprises privés et publics permettent à la poste d’être constamment alimentée en ressources fiduciaires. Sur un autre registre, et attendu que les opérations bancaires sont assujetties à des techniques prudentielles basées sur une connaissance des marchés de la finance et celui de l’économie, le pari de la réussite de la BP promet de ne pas être gagnés de tout repos. L’idée de la banque postale est née d’une préoccupation liée à l’introduction massive des nouvelles technologies de l’information et la monétique.
De plus, on a estimé que forte de son portefeuille de clientèle estimé à plus de 13 millions et demi d’abonnés et grâce de son réseau structuré, l’Algérie poste offre des garanties multiples à la réussite d’une transition vers le statut d’une banque publique. Or le faible niveau des prestations qu’offrent d’ordinaire la poste et la sous-formation de ses agents font que le lancement d’une banque postal risque de déboucher sur de multiples problèmes d’autant que la pratique du domaine bancaire fait appel à des reflexes et à des aptitudes auxquelles ne sont pas forcément habitués les employés de la Poste.
De plus, la maitrise des techniques comptables est un domaine qui demande beaucoup de connaissances spécialisées et fait appel à des capacités de compréhension financière complexes et dans lesquels les travailleurs de l’AT ne sont pas en réalité trop versés
À ce fait, s’ajoute, le volume de la spécificité des opérations de bancarisation à effectuer. En effet, et vu l’inexpérience de ses agents, cette opération technique, au-delà du fait qu’elle exige une attention particulière, doit être judicieusement menée avec le moins d’erreurs possibles, car il est là question d’engager les actifs d’Algérie Poste, avec la possibilité de rembourser à AP.
Zacharie S. Loutari