Finale de la Ligue des champions africaine

Affaire EST-WAC : Les organes compétents de la CAF se réuniront « incessamment »

Les organes compétents de la Confédération africaine de football (CAF) se réuniront « incessamment » pour statuer sur le dossier de la finale retour de la Ligue des champions ES Tunis-WA Casablanca, a annoncé jeudi l’instance continentale. « La CAF annonce que ses organes compétents se réuniront incessamment pour statuer sur le dossier et qu’elle avisera en temps opportun », indique un communiqué de la Confédération africaine.
La réaction de la CAF fait suite à la décision du Tribunal arbitral sportif (TAS) qui a annulé mercredi pour des « raisons formelles » la décision prise par le Comité exécutif de la Confédération africaine de football de faire rejouer sur un terrain neutre la finale retour de la Ligue des champions entre l’EST et le WAC.
Après une audience tenue à Lausanne en Suisse, en présence de toutes les parties et de leurs conseils, le TAS a conclu que le Comité exécutif de la CAF n’était pas compétent pour ordonner que la finale retour soit rejouée et a décidé d’annuler la décision attaquée.
« La formation du TAS a annulé la décision du 5 juin 2019 pour des raisons de forme uniquement et la CAF n’a pas encore reçu la motivation de ladite sentence », informe encore l’instance d’Ahmad Ahmad. Pour le TAS, « il appartient désormais aux organes compétents de la CAF de se pencher sur les incidents survenus dans le stade de Radès le 31 mai 2019, de prendre le cas échéant toute sanction disciplinaire adéquate, et en conséquence de décider si le match retour de la Ligue des champions CAF 2018-2019 doit être rejoué ou non ».
Le Bureau exécutif de la CAF avait décidé, le 5 juin au terme d’une réunion tenue à Paris, de faire rejouer la finale retour, invoquant des problèmes de sécurité. L’instance continentale a demandé également à l’Espérance de restituer le trophée et les médailles en attendant la désignation de la date et du stade qui accueillera la finale retour à rejouer après la CAN-2019 disputée en Egypte (21 juin – 19 juillet). Le WA Casablanca avait refusé de poursuivre le match disputé dans le stade olympique de Radès, pour protester contre le non recours à l’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR), défaillante, pour vérifier la validité d’un but refusé par l’arbitre gambien Bakary Gassama à la 61e minute, lequel a estimé que l’égalisation des Marocains était entachée d’une position d’hors-jeu.
L’EST menait au score 1-0, après le nul 1-1 au match aller disputé au stade Mohamed-V de Casablanca.