Hirak 220221

À TRAVERS DES MARCHES DANS PLUSIEURS WILAYAS : Le Hirak marque son deuxième anniversaire

Les Algériennes et les Algériens ont célébré, hier, dans les rues du pays, le deuxième anniversaire du Mouvement populaire et citoyen du 22 février 2019. Malgré le mauvais temps qui n’était pas favorable en pareille circonstance, les Hirakistes ont répondu aux appels à manifester partout en Algérie. Notamment à Alger, où la marche populaire s’est déroulée sous un impressionnant dispositif sécuritaire.

Ces appels largement partagés sur les réseaux sociaux ont d’ailleurs mis les forces de sécurité en alerte. Alger a connu, hier, des renforcements des mesures sécuritaires avec des barrages de la police et de gendarmerie érigés au niveau de toutes les entrées et accès de la capitale. Les forces de l’ordre se sont déployées dans les différents grands quartiers et rues principales dont le nom était associé au Mouvement populaire, pour tenter d’éviter des actes de violence. D’ailleurs, des arrestations de quelques manifestants ont eu lieu dans la matinée. Dans la capitale, en effet, une marche pacifique a commencé avec des centaines de manifestants à partir du quartier de Ruisseau, tentant d’atteindre la place du 1er Mai, lieu qui a été témoin de la première marche populaire le 22 février 2019 historique. Les manifestants ont repris les slogans habituels de ce mouvement lorsqu’il était à son plus fort et qui a ébranlé le régime de Bouteflika. À 11H30, malgré les arrestations, les premiers groupes de manifestants ont pu atteindre la rue Didouche Mourad et leurs rangs commencèrent à se renforcer avec l’adhésion de nombreux citoyens tous âges confondus. Au même moment, une marée humaine arrive de Bab El Oued, et ne tardera pas à rejoindre les manifestants qui se sont déjà amassés au niveau de la Grande-Poste et de la place Maurice-Audin. Des manifestants, toujours pacifistes, ont défilé également devant la Grande-Poste, lieu emblématique du Hirak. Les forces de l’ordre, pourtant présentes en grand nombre sur les lieux, étaient restées à l’écart des foules pour éviter tout dérapage. Des personnalités du Hirak et anciens détenus d’opinion ont marqué leur présence, comme le militant politique Karim Tabbou, apparu en compagnie de sa femme, Mohamed Tadjadit, le « poète du Hirak », ou encore des chefs politiques pour ne citer que le président du RCD, Mohcine Bellabès. Aux environs de 13 heures, une marée humaine s’est constituée et des milliers de manifestants ont submergé le boulevard longeant l’entrée principale de la Faculté centrale « Benyoucef-Benkhedda ». La procession humaine a atteint la Grande-Poste.
Parallèlement à Alger, des marches pacifiques ont eu lieu à Béjaïa, Jijel, Bouira, Sétif, Tizi-Ouzou, Mostaganem, El-Oued, El-Bayadh, Oran, Tlemcen… à noter aussi la marche des avocats qui a eu lieu à Béjaïa et Tizi-Ouzou.
Hamid Mecheri