« Les transformations climatiques et énergétiques en cours dans le monde constituent à la fois un défi et une opportunité, permettant de remodeler les systèmes énergétiques, de production et d’investissement, et ouvrant la voie à l’émergence de nouvelles industries et technologies », a déclaré, hier à Alger, le Premier ministre, Sifi Ghrieb.
Dans une allocution prononcée à l’ouverture des travaux d’un atelier de travail sur le financement climatique et les marchés du carbone, tenu les 3 et 4 novembre au Centre international de conférences Abdelatif-Rahal, à Alger, Ghrieb a souligné que l’Algérie, sous la conduite du président Abdelmadjid Tebboune, avait consacré « son engagement climatique dans le cadre d’une vision stratégique conciliant les exigences du développement national et ses responsabilités environnementales et climatiques, à travers l’intégration de la question du changement climatique dans la Constitution algérienne de 2020, consacrant ainsi la dimension environnementale comme l’un des piliers du développement durable ». Le Premier ministre a évoqué également « l’adoption de la stratégie nationale de l’hydrogène vert en 2023, ainsi que le dépôt, en août dernier, de la version actualisée de sa contribution déterminée au niveau national (CDN) auprès du secrétariat de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques ». Le Premier ministre a fait savoir que « l’Algérie œuvre également à l’élaboration du Plan national d’adaptation au changement climatique », expliquant que la tenue de cet atelier intervenait « à la lumière des évolutions accélérées du paysage énergétique et climatique international, et des défis liés aux changements climatiques auxquels notre pays est confronté, lesquels nécessitent une large mobilisation des financements climatiques et le recours aux mécanismes internationaux des marchés du carbone ». Il s’inscrit, a-t-il ajouté, dans les efforts nationaux visant à renforcer la gouvernance climatique et à mobiliser les ressources nécessaires à la concrétisation des engagements de l’Algérie dans le cadre de l’Accord de Paris. Les travaux de l’atelier de travail sur le financement climatique et les marchés du carbone, dont l’ouverture a été présidée par le Premier ministre, se déroulent avec la participation de membres du Gouvernement, de représentants d’institutions et d’organismes nationaux et internationaux et d’organisations concernées par les questions du climat et du financement, ainsi que d’experts et spécialistes du domaine. L’atelier est organisé sous le haut patronage du Premier ministre. Il s’inscrit, a-t-on expliqué, dans le cadre des efforts de l’Algérie visant à élaborer une stratégie nationale intégrée et durable pour la gouvernance du financement climatique et des marchés du carbone, à travers l’instauration d’un cadre réglementaire, institutionnel et technique unifié, et la définition de mécanismes opérationnels permettant de mobiliser les ressources financières et de les orienter vers des projets liés à l’atténuation et à l’adaptation aux effets des changements climatiques. Cette initiative, précise-t-on, vise à transformer les engagements climatiques en mécanismes de mise en œuvre concrets permettant d’aligner le financement climatique sur les priorités du développement national, de renforcer la coordination entre les différents secteurs et institutions, ainsi que de tirer parti de l’expertise internationale et des expériences comparées pour l’instauration de systèmes nationaux efficaces de financement climatique et de marchés du carbone. Tout récemment, dans le cadre de la préparation de la participation algérienne à la 31e session de la Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP31), qui se tiendra du 9 au 20 novembre 2026 à Antalya en Turquie, la ministre de l’Environnement et de la Qualité de la vie, Kaouter Krikou, a affirmé que le Plan national d’adaptation au changement climatique, élaboré par une commission spéciale, en coordination avec le PNUD (Programme des Nations unies pour le développement), constitue « un cadre de référence pour orienter l’action climatique nationale et renforcer la complémentarité entre les différentes mesures et politiques sectorielles concernées ».
M’hamed Rebah











