Le ministre de l’Industrie pharmaceutique, Wassim Kouidri, a annoncé, mardi à Alger, l’adoption de la première liste nationale des médicaments essentiels. Ce document de référence vise à garantir la disponibilité durable de ces produits, à renforcer la production nationale et à orienter les investissements vers les besoins prioritaires en matière de santé. L’Algérie s’est dotée de sa première liste nationale des médicaments essentiels. L’annonce a été faite par le ministre de l’Industrie pharmaceutique, Wassim Kouidri, lors d’une journée d’étude et de formation consacrée à l’exportation des produits pharmaceutiques et des dispositifs médicaux, notamment aux procédures, aux mécanismes de facilitation et à l’accompagnement des opérateurs économiques. Selon le ministre, cette adoption vient couronner les travaux d’une commission d’experts spécialisée. Elle constitue une étape stratégique pour définir les priorités nationales en matière d’approvisionnement en médicaments essentiels et assurer la continuité de leur disponibilité sur le marché. Cette liste doit également contribuer au renforcement des capacités de production locales et à l’orientation des investissements vers les produits présentant un intérêt sanitaire et stratégique prioritaire. L’objectif est, à terme, de consolider la production nationale et de favoriser le développement des exportations pharmaceutiques vers les marchés extérieurs.
Une stratégie fondée sur les besoins thérapeutiques
La mise en place de cette liste s’inscrit dans le cadre de l’élaboration d’une stratégie nationale de l’industrie pharmaceutique adaptée aux besoins thérapeutiques de la population. À cet effet, une commission d’experts avait été installée plusieurs mois auparavant afin d’émettre des avis sur la composition de cette liste et de contribuer à la définition des orientations nationales en matière de production et d’approvisionnement en médicaments. Ses travaux portent notamment sur la mise en cohérence de la liste des médicaments essentiels avec le programme national de production et d’importation, en fonction des différentes situations thérapeutiques. Cette démarche vise à mieux adapter les choix industriels aux besoins du système de santé et à renforcer la disponibilité des traitements prioritaires.
Une commission interministérielle et pluridisciplinaire
La commission regroupe des représentants de plusieurs secteurs, dont la Défense nationale, l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, la Santé, ainsi que le Travail, l’Emploi et la Sécurité sociale. Elle comprend également des représentants de l’Agence nationale de sécurité sanitaire, de l’Agence nationale des produits pharmaceutiques, de la Pharmacie centrale des hôpitaux, de l’Institut Pasteur et du Centre national de pharmacovigilance et de matériovigilance. Des experts et spécialistes en médecine, en pharmacie et en médecine dentaire, sélectionnés par leurs instances ordinales respectives, participent également à ses travaux. À travers cette première liste nationale, les autorités entendent ainsi mieux articuler les priorités sanitaires, les capacités industrielles et les besoins d’approvisionnement, tout en soutenant le développement de la filière pharmaceutique nationale et son ouverture sur les marchés internationaux.
M. Seghilani

