ALGÉRIE – AFRIQUE DU SUD : Un partenariat stratégique basé sur des actes

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L’Algérie et l’Afrique du Sud entendent franchir une nouvelle étape dans leur partenariat stratégique, en passant des engagements institutionnels à la concrétisation de projets dans les secteurs économiques, industriels, énergétiques et technologiques.
Cette volonté a été réaffirmée dans le communiqué conjoint sanctionnant la réunion ministérielle consacrée au suivi de la mise en œuvre des conclusions de la 7e session de la Haute Commission bilatérale de coopération, tenue le 15 octobre à Alger.  Coprésidée par le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf, et le ministre sud-africain des Relations internationales et de la Coopération, Ronald Lamola, la rencontre a permis d’évaluer les progrès accomplis depuis la session de décembre 2024 et de définir les priorités de la prochaine phase de coopération. 

Intégration africaine et convergence des positions internationales
Au-delà des échanges bilatéraux, Alger et Pretoria ont réaffirmé leur volonté de contribuer au renforcement de l’intégration africaine, notamment à travers l’accélération de la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), le développement des infrastructures transfrontalières et la promotion du commerce et des investissements intra-africains. 
À l’occasion du 25ème anniversaire du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD), les deux pays ont rappelé leur rôle dans sa création et souligné la nécessité de poursuivre la mise en œuvre de l’Agenda 2063. Ils ont également convenu de renforcer la coopération Sud-Sud dans les domaines du financement du développement, des technologies et de la sécurité alimentaire et énergétique. 
Sur le plan politique, les deux parties ont réaffirmé leur attachement à la Charte des Nations unies, au droit international et au multilatéralisme. Elles ont plaidé pour une réforme de la gouvernance mondiale garantissant une représentation africaine équitable et effective, notamment au Conseil de sécurité de l’ONU et au sein des institutions de Bretton Woods.
Elles ont également souligné l’importance de la coordination dans le cadre de l’Union africaine, des Nations unies, du Mouvement des non-alignés et des autres instances multilatérales.  Concernant la Palestine, l’Algérie et l’Afrique du Sud ont réaffirmé leur soutien au droit inaliénable du peuple palestinien à l’autodétermination et à l’établissement d’un État indépendant et souverain, conformément aux résolutions pertinentes des Nations unies. Elles ont insisté sur l’urgence de mettre fin aux agressions contre le peuple palestinien, de protéger les civils, de garantir un accès sans entrave à l’aide humanitaire et de demander des comptes aux responsables de graves violations du droit international et du droit international humanitaire. S’agissant du Sahara occidental, les deux pays ont réitéré leur soutien au droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination, conformément aux résolutions et principes pertinents des Nations unies et de l’Union africaine, ainsi qu’aux efforts onusiens visant une solution politique juste et durable.  Les deux ministres ont enfin souligné l’importance du dialogue inclusif, du respect de la souveraineté des États et du renforcement des capacités africaines en matière de prévention des conflits et de consolidation de la paix.  À travers ces engagements, l’Algérie et l’Afrique du Sud entendent consolider un partenariat fondé sur la confiance mutuelle, les intérêts communs et la solidarité, avec pour objectif de traduire leur convergence politique en projets concrets et en résultats mesurables.
Ania N.