Les autorités sud-africaines enquêtent sur de nouveaux rapports faisant état de morts de sardines le long de la côte, a déclaré le ministère des Forêts, de la Pêche et de l’Environnement (DFFE). Ces rapports faisaient suite à une déclaration publiée le 23 août dernier, dans laquelle le ministère indiquait qu’aucun nouvel incident de mortalité massive n’avait été signalé depuis le 16 août dernier, ce qui laissait supposer que la phase aiguë de l’événement semblait s’atténuer.
Selon un communiqué publié dimanche par le DFFE, des observations isolées ont depuis été signalées à Bakoven et au large de Tsitsikamma, tandis que des rapports généralisés ont émergé le 27 août faisant état de sardines échouées sur les côtes autour de Gqeberha, anciennement connu sous le nom de Port Elizabeth, ainsi que flottant au large et à l’intérieur du port. Des échouages de sardines ont également été signalés le long de la côte namibienne, et les autorités namibiennes ont accepté de fournir des échantillons pour des tests de dépistage de l’herpèsvirus de la sardine (PHV), a déclaré le ministère. Le DFFE avait précédemment indiqué que des tests avaient détecté le PHV dans toutes les sardines mortes examinées à ce jour et que les preuves désignaient de plus en plus le virus comme la principale explication de la mort des sardines. « Le PHV demeure l’explication principale de l’épisode de mortalité survenu dans la province du Cap-Occidental. Un lien avec l’événement de Gqeberha est jugé probable, mais nécessite confirmation ; d’autres causes et facteurs environnementaux seront également étudiés », indique le communiqué. Le ministère a indiqué que des échantillons étaient prélevés pour des analyses complémentaires, tandis que des observateurs documenteraient la répartition des poissons touchés et tenteraient des comptages systématiques en mer. À la centrale nucléaire de Koeberg, située à environ 27 km au nord du Cap et qui est la seule centrale nucléaire d’Afrique, des sardines vivantes et mortes ont été signalées dans le bassin de prise d’eau de refroidissement, des phoques se nourrissant de ces poissons, a indiqué le ministère. Eskom, la compagnie d’électricité publique sud-africaine, gère l’incident.
Un groupe de travail scientifique doit se réunir vendredi pour examiner les dernières conclusions
Le DFFE a indiqué ne pas avoir eu accès au site, mais avoir prélevé un échantillon de sardine pour analyse. La centrale a réduit la production de son unité1 de moitié la semaine dernière en raison d’une accumulation de matières marines liée à la mortalité des sardines. La production a ensuite été rétablie à 70 % avant qu’un arrêt d’urgence d’une turbine n’entraîne la mise hors service de l’unité. Une équipe de travail intergouvernementale s’est réunie le 26 août et a réparti les responsabilités dans le cadre d’un plan d’intervention couvrant la surveillance, les tests, l’élimination des poissons morts, la communication publique et l’évaluation de l’impact sur le stock de sardines. Le groupe de travail scientifique sur les petits pélagiques du DFFE doit se réunir le 4 septembre prochain pour examiner les dernières conclusions et étudier leurs implications pour la gestion des pêches.
L’évaluation permettra de formuler des recommandations quant à la nécessité de mesures de gestion supplémentaires, a indiqué le ministère, ajoutant que l’ampleur de la mortalité restait incertaine. « L’ampleur de la mortalité reste incertaine, et le relevé hydroacoustique d’octobre/novembre fournira des informations essentielles sur l’état des stocks de sardines après l’événement », a-t-on indiqué. Le ministère a également exhorté le public à ne pas ramasser ni consommer les sardines mortes ou mourantes trouvées sur les plages ou flottant en mer, ni à les donner à manger aux animaux domestiques, en raison des risques liés à la décomposition.
R. I.














































