Nous assistons à une somme de phénomènes et de fléaux sociaux qui évoluent à une vitesse vertigineuse en Algérie. Pas que, il y a aussi des actes qui résultent de mauvais comportements liés à l’insouciance ou à l’inconscience des auteurs et dont les conséquences sont parfois dramatiques sur la vie et la santé des personnes. Ces fléaux et autres infractions allant crescendo prolifèrent partout et se manifestent à n’importe quel moment, à telle enseigne que les dispositifs de lutte doivent être inclusifs – ils le sont d’ailleurs – et impliquer tout le monde pour réussir autant que faire se peut à juguler les effets. Depuis ces derniers mois, les services de sécurité agissant à l’instigation des autorités publiques multiplient les actions de dissuasion et de répression sur le terrain pour contenir ces méfaits. Mais ils ne peuvent pas à eux seuls mener cette mission. En effet, face au trafic de drogues, aux accidents de la route, aux bandes de quartiers, aux actes de violence, d’agression et de vol… les autorités ne peuvent pas faire cavalier seul. D’où les nouveaux dispositifs de la loi et réglementaires impliquant le citoyen qui est mis ainsi au cœur de la bataille menée contre tous les méfaits sociaux qui attentent à la vie, la santé et la quiétude de la société en général. Dans ce sens, la lutte contre le trafic de drogues et de stupéfiants, les accidents de la route, ainsi que les gangs qui sèment la panique dans les cités et les villages, a fait appel à la contribution des citoyens. Il s’agit de la dénonciation et du signalement des actes illicites auprès des services compétents, parmi les autorités publiques, sécuritaires et ou judiciaires. Concernant la lutte contre la drogue, par exemple, le dénonciateur d’un trafiquant ou d’un baron de la drogue qui opère dans son quartier ou son village est récompensé, en contrepartie, financement. Un voyageur à bord d’un bus qui remarque un comportement anormal ou un abus d’un chauffeur qui porte le risque d’un accident peut signaler l’acte. Les moyens et les outils de communication existent. Les canaux de communication avec les autorités aussi. C’est faire d’une pierre deux coups. Autant utiliser les smartphones à bon escient en même temps signaler des dérives qui peuvent être salutaires pour tous. Ce sont des gestes simples, mais qui peuvent sauver des vies et ramener la quiétude au sein de la société. Signaler des abus et des infractions commis par une personne tierce est un acte citoyen et non de la délation. Cela doit être instauré comme culture citoyenne. Il faut casser le mur du silence. Le comportement indélicat des malfaiteurs et autres comportements indélicats doivent cesser.
Farid Guellil









































