Le recours du makhzen à la carte de la migration pour faire pression sur l’Espagne, suite à l’afflux de dizaines de milliers de Marocains vers l’enclave espagnole de Ceuta, n’est pas sans conséquences sur les relations entre l’Espagne et le Maroc, notamment dans le monde sportif. Alors qu’il était programmé pour le 15 août en cours, le club espagnol du FC Barcelone a annoncé, jeudi, l’annulation officielle de son match amical qui devait l’opposer à son hôte, le club marocain de l’Ittihad de Tanger, au stade « Ibn Battouta ». Le club espagnol a publié un communiqué sur son site officiel, dans lequel il a précisé avoir définitivement écarté la possibilité de disputer ce match amical de l’équipe première dans la ville de Tanger, soulignant que « cette décision intervient après une évaluation approfondie de la situation actuelle ». Selon la même source, « le club estime que les conditions actuelles ne sont pas propices à la tenue de cette rencontre pour le moment ». En effet, cette annulation intervient dans un contexte de tensions diplomatiques entre l’Espagne et le Maroc, sur fond des récents événements liés à l’afflux d’un grand nombre de migrants clandestins vers la ville espagnole de Ceuta, ce qui a poussé la direction du FC Barcelone à revoir son calendrier de préparation pour la nouvelle saison. Cette décision constitue un coup dur pour le club de l’Ittihad de Tanger, qui comptait sur ce match historique pour accueillir l’un des plus grands clubs européens, dans le cadre des préparatifs des deux équipes pour la nouvelle saison footballistique.
A quoi sert une CDM du Maroc ?
« À quoi servent ces annonces et ces hausses de recettes touristiques si l’argent s’évapore dans les comptes des grands groupes sans profiter au citoyen ? », s’est ouvertement interrogée l’Organisation marocaine des droits de l’homme et de la lutte contre la corruption sur l’intérêt réel de l’organisation de la Coupe du monde 2030 et sur ses répercussions sur le quotidien du citoyens ordinaires, dans un rapport consacré au drame vécu par des dizaines de milliers de Marocains femmes, hommes, jeunes, vieux, enfants et adolescents. À rebours du discours officiel, qui tend à minimiser cet exode massif de jeunes vers l’enclave de Ceuta en le ramenant à une simple question sécuritaire, l’organisation a souligné que « la répression ou le démantèlement des réseaux de passeurs ne combleront jamais la quête d’avenir ». Elle a insisté « Le désespoir qui pousse un jeune à tout risquer pour l’Europe ne relève pas d’une quelconque manipulation sur les réseaux sociaux, mais d’une réalité sociale chiffrée », a ajouté l’ONG.
L.Zeggane














































