Le suivi de la mise en œuvre de plusieurs projets et dossiers stratégiques prioritaires du secteur de l’Énergie et des Énergies renouvelables a fait l’objet, mardi, d’une réunion présidée par le ministre Mourad Adjal. L’accent a été mis sur les dossiers de coopération et de partenariat, l’activité de transport du gaz, et le modèle national de consommation énergétique. Lors de cette réunion, tenue en présence de cadres du ministère et de hauts responsables du groupe Sonelgaz, des exposés techniques ont été présentés sur l’état d’avancement des projets et dossiers inscrits à l’ordre du jour, en faisant le point sur le bilan des réalisations accomplies, les défis rencontrés et les perspectives de leur prise en charge, à même de garantir le respect des délais impartis et la réalisation des objectifs fixés. Le communiqué du ministère qui donne l’information précise que la réunion a porté notamment sur les dossiers de coopération avec le Tchad et le Niger. On sait que le président Abdelmadjid Tebboune insiste sur le renforcement des relations avec ces deux pays. Tout récemment, lors d’une réunion du Conseil des ministres, le président Tebboune a chargé le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf, de superviser une commission sectorielle chargée de suivre l’état d’avancement des accords de coopération bilatérale conclus avec les deux pays frères le Niger et le Tchad. À cette occasion, le président de la République a mis l’accent sur l’importance majeure qu’accorde l’Algérie au développement des différents projets convenus, dans les plus brefs délais, notamment dans le domaine de la production de l’énergie électrique au profit des citoyens de ces deux pays. Cet attachement, a expliqué le président Tebboune, « procède d’une volonté commune de coopération pour instaurer une base économique solide, à même de réaliser une forte dynamique de développement et de véritables investissements, au mieux des intérêts communs de l’Algérie, du Niger, du Tchad et de l’ensemble de la région, suivant une vision intégrée ». Pour rappel, début juin, le Premier ministre, Sifi Ghrieb a présidé à quelques jours d’intervalle, respectivement à Gorou Banda, près de Niamey (Niger), et à N’Djamena (Tchad) à la pose de la première pierre de deux centrales électriques d’une capacité de production de 40 mégawatts, chacune, en signe de solidarité algéro-nigérienne et algéro-tchadienne. Il s’agit de dons de l’Algérie au Tchad et au Niger. C’est la preuve que L’Algérie qui a contribué concrètement au processus de décolonisation en Afrique maintient sa démarche solidaire orientée maintenant vers le développement économique et social des pays africains anciennement colonisés et qui rencontrent des difficultés dans cette voie du fait de relations internationales inégales dominées par les pratiques néocoloniales des anciennes puissances occupantes. La dimension africaine a été mise en évidence par Sifi Ghrieb qui a exprimé « la ferme conviction de l’Algérie selon laquelle la coopération africaine effective est capable de réaliser un développement commun, à travers des projets concrets profitant directement aux citoyens et contribuant à la construction d’économies nationales fortes et durables », notant que « l’Afrique en laquelle nous croyons est celle de la solidarité efficace, des véritables initiatives, des investissements producteurs et des partenariats créateurs de richesse sur son propre territoire et en faveur de ses peuples ». Même démarche avec la Tunisie voisine. Les relations algéro-tunisiennes servent de modèle pour la coopération maghrébine, de l’avis d’observateurs tunisiens. Ils citent, parmi les projets novateurs, le Projet de développement des régions frontalières, considéré comme un projet modèle. Ils affirment leur conviction que les autorités compétentes des deux pays s’attacheront à mettre en œuvre ce projet, compte tenu de son importance pour le développement de divers secteurs dans les zones frontalières, notamment dans les domaines de la culture et de l’enseignement supérieur.
M. R.














































