Le ministère de la Santé de Ghaza a annoncé, hier, une nouvelle aggravation du bilan des victimes de l’offensive sioniste sur l’enclave.
Selon un communiqué officiel, 19 personnes sont tombées en martyrs et 60 blessées sont arrivées dans les hôpitaux du territoire au cours des dernières 48 heures. Le ministère précise que parmi les victimes décédées figurent 16 personnes tuées lors des attaques les plus récentes, une personne décédée des suites de ses blessures, et deux corps retirés des décombres. Les autorités sanitaires soulignent qu’un certain nombre de victimes se trouvent encore sous les décombres ou dans les rues, les équipes de secours et de protection civile peinant à les atteindre. Depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu annoncé en octobre dernier, le nombre de morts s’élève désormais à 1 144, avec 3 703 blessés et 802 corps retirés des décombres. Depuis le début de l’offensive en octobre 2023, le bilan cumulé atteint 73 269 martyrs et 173 811 blessés.
Poursuite des violations du cessez-le-feu
Les autorités locales dénoncent des violations continues du cessez-le-feu, à travers des bombardements ciblant des habitations civiles et des attaques directes contre des civils, entraînant morts, blessés et disparus. Samedi, trois personnes ont été tuées et d’autres blessées lors d’une frappe visant un groupe de civils dans le quartier de Zeitoun, à l’est de la ville de Ghaza, près du rond-point Dawla. Des témoins oculaires ont identifié parmi les victimes Salem Tawfiq Abou Zour, Ahmed Nemer Abou Zour et Salem Tawfiq al-Moubayed. Un drone israélien aurait par ailleurs ouvert le feu à l’est de la ville de Ghaza, blessant au moins une personne dans le camp de l’école Al-Zahra, dans le quartier de Choujaïa. Des véhicules militaires ont également tiré des fusées éclairantes au-dessus de Beït Lahia, au nord de l’enclave, tandis que des tirs ont visé les environs d’une usine pharmaceutique près de la « ligne jaune », à l’est de Deïr al-Balah. Selon des sources locales, l’armée israélienne aurait étendu, à l’aube, les zones sous son contrôle à l’est de Deïr al-Balah. Des véhicules blindés accompagnés de bulldozers auraient avancé de plusieurs dizaines de mètres près du rond-point Abou Maïri, sous couverture de tirs d’artillerie, avant de déplacer vers l’ouest les blocs de béton marquant la « ligne jaune » — une bande de sécurité imposée par Israël qui couvrirait, selon les mêmes sources, plus de 70 % de la superficie de la bande de Ghaza.
M. Seghilani














































