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DE TUNIS À SYDNEY EN PASSANT PAR BERLIN : Vent debout contre la guerre en Iran  

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Au cours des dix derniers jours, le monde a été le témoin d’une série de manifestations et de tensions diplomatiques autour de la guerre menée par les États-Unis et l’entité sioniste contre l’Iran. De Téhéran à Tunis, en passant par plusieurs capitales européennes, des milliers de personnes sont descendues dans la rue pour dénoncer ce qu’elles qualifient de guerre et réclamer la fin de l’escalade militaire.

À Téhéran, des milliers de manifestants ont défilé dans plusieurs artères de la capitale iranienne pour condamner les frappes américano-sionistes visant le territoire national. Selon les participants, certaines attaques auraient touché des infrastructures civiles, notamment des hôpitaux et des écoles. Parmi les manifestants figuraient des médecins et des membres de la société civile, qui ont qualifié ces bombardements de « terrorisme d’État » et de « violation flagrante du droit international ».

Les protestataires ont également appelé à une riposte militaire face à ce qu’ils considèrent comme une agression. En Tunisie, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées au centre de Tunis pour dénoncer la guerre menée par Washington et Tel-Aviv contre l’Iran. Les manifestants ont brandi des portraits de l’ayatollah Ali Khamenei et des figures de la « résistance » au Moyen-Orient. La marche, organisée par la Commission nationale de soutien à la résistance, a rassemblé des partis politiques et organisations, dont l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), le Parti des travailleurs, le Mouvement du peuple et le Courant populaire. Hamma Hammami, secrétaire général du Parti des travailleurs tunisien, a déclaré que cette mobilisation dénonçait « l’agression barbare américano-sioniste contre l’Iran » et qu’elle concernait l’ensemble des peuples arabes et musulmans, évoquant le prolongement des guerres à Ghaza, en Cisjordanie, au Liban, en Syrie et au Yémen.

Une vague de protestations en Europe et aux États-Unis

En Europe et aux États-Unis, la guerre autour de l’Iran suscite de vives réactions. À Londres, une manifestation massive a rassemblé entre 20 000 et 30 000 personnes selon les organisateurs (5 000 selon la police), défilant de Millbank jusqu’à l’ambassade américaine à Nine Elms. Les participants, venus du mouvement pacifiste, des syndicats et de groupes de solidarité internationale, ont dénoncé les frappes et appelé le gouvernement britannique à ne pas s’engager davantage dans le conflit.

Des manifestants comme Lela, Iranienne vivant à Londres depuis trente ans, ont exprimé inquiétude et tristesse, mais aussi un sentiment de réconfort devant la mobilisation. À Berlin, des rassemblements ont été organisés par le Comité national palestinien unifié et des groupes allemands et internationaux. Les participants ont exigé la fin de l’occupation, le retrait des forces israéliennes de Palestine et l’arrêt de l’approvisionnement en armes de l’État israélien par l’Allemagne.

À Milan, des manifestants ont défilé sur les places publiques, brandissant des pancartes dénonçant la guerre et réclamant l’arrêt de l’agression contre l’Iran et Ghaza. En Suède, la place Medborgarplatsen a accueilli un rassemblement intitulé « Laissez l’Iran et le Liban tranquilles », où plusieurs pays, dont la Palestine, le Liban, l’Iran, le Venezuela et Cuba, ont été représentés par des drapeaux et pancartes.

Aux États-Unis, des manifestations ont eu lieu à Boston, Atlanta, San Francisco, Portland et Chicago. À New York, un rassemblement pacifique a été perturbé par un participant pro-guerre utilisant du gaz poivré, nécessitant l’intervention de la police. 

Des mobilisations également en Australie

À Sydney, des activistes pro-palestiniens se sont réunis devant le bureau électoral du Premier ministre de l’État de Nouvelle-Galles du Sud. Levant des drapeaux palestiniens et affiches appelant à la protection du droit de manifester, ils ont dénoncé la guerre sur Ghaza et engagé un recours constitutionnel auprès de la Cour suprême locale contre une loi limitant les rassemblements publics. Cette mobilisation s’inscrit dans la continuité de plusieurs mois de protestations pour la Palestine, souvent marquées par des tensions avec la police sur la liberté de manifester.

Une inquiétude mondiale face à l’escalade militaire

Ces manifestations reflètent une inquiétude croissante de l’opinion publique internationale face au risque d’élargissement du conflit au Moyen-Orient et à ses conséquences mondiales. Des appels se multiplient pour mettre fin à l’escalade militaire dans la région et suspendre le soutien occidental à l’État israélien, soulignant que la guerre en Iran et à Ghaza n’est pas seulement un conflit régional, mais une question qui concerne la sécurité et la stabilité internationales.

M. S.

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