L’Association internationale des Amis de la Révolution algérienne (AIARA) organise, aujourd’hui, à son siège à Alger, une journée d’étude sur le thème : «Les retombées de la Loi sur la criminalisation du colonialisme et l’adoption par l’Assemblée générale de l’ONU de la Journée internationale contre le colonialisme». Cette rencontre scientifique et juridique vise à éclairer la portée de la Loi sur la criminalisation du colonialisme récemment adoptée, ainsi qu’à analyser le rôle attendu de la communauté internationale dans la reconnaissance des crimes coloniaux. Il s’agit, selon les organisateurs, de situer clairement la responsabilité historique et juridique des anciennes puissances colonialistes pour les violations commises durant la période coloniale. La journée d’étude s’ouvrira par une allocution du président de l’AIARA, M. Noureddine Djoudi. Elle sera suivie de l’intervention du coordinateur de la Commission algérienne « Histoire et Mémoire », M. Mohamed Lahcen Zeghidi. Au programme figurent également plusieurs conférences, notamment celle du professeur Mohamed Khodja sur les implications de la Loi sur la criminalisation du colonialisme en Afrique et dans le monde, ainsi que celle de l’historien Djamel Yahiaoui, qui présentera un rappel historique des crimes coloniaux en Algérie. Une intervention de Mme Maya Sahli-Fadel, sous réserve, portera sur le thème : «Mémoire du colonialisme et droits de l’Homme ». De son côté, Me Fatma-Zohra Benbraham animera une conférence consacrée à l’architecture juridique de la Loi sur la criminalisation du colonialisme et à la portée de la décision onusienne instituant une Journée internationale contre le colonialisme. Elle assurera également la modération et la synthèse des travaux. UNE AVANCÉE JURIDIQUE NATIONALE ET INTERNATIONALE Le Parlement algérien a adopté, à l’unanimité, en décembre 2025, une Loi érigeant la colonisation française (1830-1962) en crime, en la qualifiant de crimes imprescriptibles. Ce texte ambitionne d’engager la responsabilité juridique de la France, d’exiger des excuses officielles, d’obtenir des réparations pour les préjudices subis et de sanctionner toute apologie du colonialisme. À ce propos, les organisateurs soulignent que la Loi sur la criminalisation du colonialisme a pour objectif d’ancrer, dans la législation nationale, la reconnaissance des crimes coloniaux en tant que crimes imprescriptibles et de baliser la voie à des actions juridiques et mémorielles fondées sur la vérité historique. Ils rappellent également que la décision de l’Assemblée générale des Nations unies d’instaurer une Journée internationale contre le colonialisme représente, selon l’AIARA, une avancée significative vers la reconnaissance, à l’échelle internationale, des souffrances endurées par les peuples colonisés et vers l’édification d’une mémoire universelle fondée sur la justice et le respect des droits humains. Cette journée d’étude s’inscrit ainsi dans une dynamique visant à consolider la conscience historique, à promouvoir le devoir de mémoire et à appuyer les initiatives internationales en faveur de la reconnaissance des crimes coloniaux.
M. Seghilani
Accueil À LA UNE CONSACRÉE À LA CRIMINALISATION DU COLONIALISME : L’AIARA organise une journée d’étude...










































