Accueil Edito Tebboune, le dialogue avec les partis et…

Tebboune, le dialogue avec les partis et…

0

Les rencontres du Président Tebboune avec les représentants des médias nationaux, devenus rituelles, apportent, à chaque fois, leur lot de révélations. Celle de samedi dernier ne fait pas exception. Impossible de rapporter toutes les révélations dans cet espace. Ce qui nous contraint à un choix arbitraire. « Quand aura lieu le dialogue avec les partis politiques ? » a demandé le journaliste. Réponse du Président : « Une fois la nouvelle loi des formations politiques adoptée et les procédures de conformité accomplies, alors le dialogue, que je considère noble, pourra avoir lieu. Il s’agit de discuter du projet de société pour notre pays». Le dialogue ne peut avoir lieu qu’avec les partis ayant des élus nationaux et/ou locaux. Donc représentatifs. Pas avec des partis (ils sont 70) qui n’apparaissent que pendant le temps d’une élection et qui, une fois bredouilles, retournent à leur hibernation jusqu’au prochain scrutin. Ceux qui n’ont pas d’élus peuvent rejoindre les associations civiles et quitter le champ politique. D’ailleurs, avec l’achèvement de la numérisation prévue à la fin de 2026, et que sera entamée l’opération du passage de la subvention généralisée à celle plus ciblée qui ira aux démunis, celle-ci est prévue avec la participation agissante des partis politiques et des syndicats, dûment représentatifs. Une réforme indispensable car a-t-il déclaré : « il est inacceptable que le soutien soit accordé de manière égale à tous ». Seule la numérisation, a-t-il ajouté, « permettra d’orienter le soutien vers les véritables bénéficiaires ». Exceptions faites de l’enseignement et de la santé qui resteront gratuits pour l’ensemble des Algériens. Pourquoi ? Parce que, a-t-il justifié, « les défis que l’Algérie relève aujourd’hui reposent essentiellement sur l’éducation et le renforcement du potentiel scientifique de ses enfants ». Tebboune a également précisé que la réalisation du projet de Gara Djebilet « n’est que le début d’un projet national d’envergure visant à exploiter les richesses minières du pays » comme la mine de plomb et de zinc de Oued Amizour dont le lancement est prévu à la fin du mois de mars prochain. D’autres mégaprojets verront également le jour comme le train Alger-Tamanrasset dont l’entrée en fonction est prévue « pour la fin de l’année 2028 ». Ce ne sont là que quelques exemples. À propos de ce train, un emprunt de 3 milliards de dollars a été souscrit auprès de la Banque africaine de développement (BAD). Pour que nos détracteurs ne s’étouffent pas de joie, il faut préciser que l’Algérie fait partie des pays fondateurs de cette banque publique, qu’elle en est actionnaire et son prêt est remboursable sur 12 années. C’est un projet structurant, très rentable. Il remboursera son prêt avec ses ressources. Le président a réitéré l’engagement d’atteindre un PIB de 400 milliards de dollars à la fin de 2027. L’Algérie : « poursuit son projet national visant à devenir un pays émergent ». Tant pis pour nos ennemis et les traîtres à leur solde si cela leur cause un arrêt cardiaque !
Zouhir Mebarki

Article précédentPluies orageuses sur plusieurs wilayas du pays 
Article suivantLigue des champions africaine : Fin de parcours pour la JSK