La Ligue arabe a mis en garde contre la gravité de la détérioration de la situation humanitaire dans plusieurs pays arabes, appelant à une planification rigoureuse, à l’élaboration de programmes de développement et au suivi effectif de leur mise en œuvre. S’exprimant jeudi lors de la 117e session ordinaire du Conseil économique et social arabe au niveau ministériel, le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheït, a souligné que « 12 millions d’enfants n’ont pas été scolarisés pendant trois ans au Soudan ». Il a qualifié cette situation de « plus longue période d’interruption scolaire à notre époque », estimant qu’elle annonce « un avenir sombre, et pas seulement une misère présente ». Concernant la Palestine, Aboul Gheït a indiqué qu’« à Ghaza, plus de deux millions de personnes vivent dans des tentes qui ne résistent ni au froid ni à la pluie, sans le minimum de services de santé et de subsistance », dénonçant une occupation qu’il a qualifiée de « brutale », s’acharnant à détruire la structure de la société par « le blocus, la privation et le ciblage de ses habitants, par les meurtres et les assassinats ». Il a ajouté que « malgré le cessezle-feu, près de 500 Palestiniens, majoritairement des civils, des femmes et des enfants, ont été tués depuis octobre dernier ». Le secrétaire général a également évoqué les crises humanitaires persistantes au Yémen et en Somalie, qui se prolongent depuis plusieurs années avec de lourdes conséquences sociales et économiques. Ces dossiers, a-t-il précisé, figurent en permanence à l’ordre du jour des Conseils des ministres arabes spécialisés, afin d’examiner les moyens de soutien possibles dans chaque domaine de compétence. Aboul Gheït a affirmé que « la gestion de ces situations humanitaires, douloureuses pour tout Arabe, et la réponse aux crises en réduisant leur impact sur les populations, constituent des priorités majeures de l’action sociale et de développement à l’étape actuelle ». Selon lui, ce principe doit être placé au cœur des politiques de planification et de suivi des programmes de développement dans le monde arabe. Il a, par ailleurs, souligné que « les dimensions économiques et sociales de la sécurité nationale arabe demeurent un pilier fondamental pour sa consolidation et sa préservation ». À cet égard, il a cité les enjeux liés à la sécurité alimentaire, à la sécurité de l’eau, à la protection sociale ainsi qu’à la cybersécurité. Enfin, le secrétaire général de la Ligue arabe a estimé que « le système d’action arabe commune regorge d’organismes capables de contribuer à la réalisation de la sécurité arabe souhaitée dans les différents secteurs », appelant à renforcer la coordination et l’efficacité de l’action collective face aux défis humanitaires croissants.
M. Seghilani













































