C’est très rassurant. D’abord, nous assistons, en Algérie, pour la première fois, à une vision à long terme de la gestion des affaires de l’État. Ensuite, toute idée « dynastique » de gouvernance du pays est écartée. Troisièmement, les pays étrangers, pas forcément nos meilleurs amis, qui nourrissaient l’espoir de s’ingérer dans nos affaires « après la disparition de la génération de l’Indépendance », n’auront plus que leurs yeux pour pleurer. Ce sont autant d’assurances qui étaient perceptibles, lundi dernier, lors de l’installation officielle du Parlement des enfants. Ils sont 401enfants Algériens de toutes les régions du pays, à avoir été dûment élus, par leurs camarades, à la représentation nationale. Notre ministre de l’Éducation nationale, Mohamed Seghir Saâdaoui, explique, dans son discours, comment ces enfants sont arrivés à l’hémicycle de l’Assemblée nationale : l’opération « s’est déroulée en deux étapes majeures. La première, organisée au niveau des établissements scolaires et ayant mobilisé 58 575 candidats (qui ont une moyenne de 17/20) et près de deux millions d’élèves votants, lors du scrutin du 10 mars dernier. La seconde étape, organisée le 9 avril dernier, au niveau des wilayas, a mobilisé 208 centres de vote. À l’issue de cette phase, 401 élèves ont été élus parmi les 9 654 lauréats de la première étape, dont 233 filles (souci de parité), soit 58,1 % des sièges ». Il s’est voulu plus explicite en ajoutant que « les résultats révèlent une représentativité équilibrée entre les cycles d’enseignement. Ainsi, 126 élus représentent le cycle secondaire, dont 74 filles, tandis que 275 sièges reviennent au cycle moyen, avec 159 filles. Le Parlement de l’enfant se distingue également par son caractère inclusif, avec l’élection de deux élèves en situation de handicap, ainsi que d’un représentant de la communauté nationale à l’étranger, issu de l’école algérienne de Paris ». La première séance du parlement de l’enfant a été présidée par le plus âgé des élus, assisté des deux plus jeunes. Une cérémonie de forte intensité qui a été présidée par le président de l’APN, Brahim Boughali, en présence du président du Conseil de la nation, Azzouz Nasri, de la présidente du Conseil constitutionnel, Leïla Aslaoui et de plusieurs ministres. Les travaux ont commencé avec les versets coraniques suivis de l’hymne national avant l’appel nominatif des enfants élus. Nomination des vice-présidents, installation des commissions, bref une véritable Assemblée grandeur nature pour les meilleurs de nos enfants. Leur mandat court durant deux années. Rien de tel sur le plan pédagogique pour susciter des vocations. Des talents aussi. Le tout dans une ferveur patriotique doublée de l’expression de nos valeurs ancestrales, à vous donner la chair de poule. Nous disions au début que c’est la première fois qu’une telle opération a lieu. En effet, qu’on le veuille ou non, on doit cette opération inédite au président Abdelmadjid Tebboune. La nouvelle Algérie avance. Ses enfants se préparent au meilleur passage du témoin !
Zouhir Mebarki










































