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 Rampe de lancement

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C’est parti pour la semaine de la Foire commerciale intra-africaine 2025 à Alger. D’emblée, il faut savoir que contrairement à ce que son nom l’indique, cet événement est bien plus qu’une simple foire. Les défis sont au-delà du négoce entre vendeurs et acheteurs. Il faut investir, créer de la richesse, aller dans des secteurs innovants, miser sur les jeunes « startupeurs » etc. Il est vrai que la Foire fait partie de l’IATF comme on pouvait le constater dans le programme des expositions des produits faits Afrique. Il est vrai aussi qu’il est question de stimuler les échanges dans la ZLECAf et, partant, atteindre l’intégration africaine. Mais, faut-il produire de quoi échanger entre Africains. Faut-il encore être compétitif pour faire face à la concurrence des marchés européens, asiatiques etc. Plus importante plateforme d’échange international, l’IATF peut faire le poids. Dans un sens où, il faut créer une alternative à l’incertitude et la crise de confiance dans le paysage commercial mondial actuel. Ainsi, l’IATF d’Alger est une occasion à mettre à profit pour que les décideurs africains règlent ces problématiques. L’organisation a tout prévu pour ça. Des sommets, des forums, des salons et des rencontres business et d’investissement sont dans l’agenda. En parlant de l’investissement cela nous mène droit à l’Agence algérienne de promotion de l’investissement (AAPI). Elle, et ses homologues africaines, ont un rôle capital à jouer. Comme, par exemple, faciliter le mouvement des capitaux et encourager la coopération. Ces écueils devraient être surmontés, demain vendredi, à l’occasion d’un sommet des agences continentales. L’Afrique s’est engagée dans des choix stratégiques qu’elle doit compter sur ses propres ressources pour réaliser ses objectifs. Sur ce plan, l’Algérie n’a rien à démontrer. Elle a servi de rampe de lancement à bien des projets, porteurs de solutions africaines à des problèmes africains. Notre pays est fondateur du NEPAD. Ce n’est pas une vue de l’esprit, mais des engagements honorés sur le terrain. L’autoroute transsaharienne qui reliera Alger à Lagos au Nigeria, la route Tindouf – Zouerate en Mauritanie et la Dorsale transsaharienne à fibre optique sont un florilège de projets qui traduisent la réelle volonté qui anime l’Algérie. Aux dernières nouvelles, le gazoduc transsaharien (TSGP), qui devrait alimenter l’Europe en gaz via l’axe Nigeria-Niger-Algérie, rebondit en marge de l’IATF. Ce mégaprojet a fait l’objet, mardi dernier, de pourparlers, entre notre ministre de l’Énergie, Mohamed Arkab, et une délégation de la Banque d’investissement et de développement (BIDC) de la CEDEAO. Ça promet !

Farid Guellil

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