Migrants africains

500 tentatives d’entrée clandestine dans le pays avortées chaque jour : La réalité par les chiffres

Bien que l’opération de recensement des migrants clandestins soit très complexe, les services de sécurité avortent quotidiennement 500 tentatives d’accès illégal sur le territoire national. Cependant, ce flux important a connu une baisse depuis quelques mois, affirme Noureddine Bedoui. En tout état de cause, les chiffres avancés par le ministre se vérifient par les nombreuses opérations d’arrestation de migrants faites par l’Armée sur la bande frontalière du pays.

La bande frontalière de l’extrême Sud du pays ne cesse de faire la préoccupation première des hautes autorités. Devant la menace terroriste induite par l’immigration clandestine et le crime organisé sous ses multiples facettes, les services de sécurité veillent au grain le long des frontières pour avorter les tentatives d’accès illégales au territoire nationale.
D’ailleurs, les chiffres fournis par le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du Territoire, Noureddine Bedoui en témoignent de la dangérosité de la situation. En effet, 500 tentatives d’entrée illégale sur le territoire national sont enregistrées quotidiennement aux frontières Sud du pays. S’exprimant au Conseil de la nation lors d’une séance consacrée aux questions orales, le ministre a d’emblée affirmé que « l’approche de l’Algérie en matière de traitement du dossier de la migration clandestine reposait sur le «respect rigoureux» des droits de l’Homme, conformément aux traités internationaux et à la législation nationale ». Mais pour ce qui est des chiffres, le ministre a reconnu que « l’opération de recensement des migrants clandestins est très complexe, car n’étant pas soumise à une déclaration des concernés (migrants clandestins), mais plutôt aux enquêtes menées par les services concernés ». Cependant il a fait savoir que « quelque 500 tentatives d’entrée illégale sur le territoire national sont enregistrées quotidiennement aux frontières Sud du pays ». Bien que ce nombre paraisse important, il n’en demeure pas moins que ce phénomène a connu, selon lui, un net recul. Ainsi, pour le ministre, les efforts consentis ont permis «  de réduire le flux de migrants clandestins en Algérie », précisant à ce propos que des enquêtes avaient démontré que des réseaux criminels encourageaient l’entrée de migrants sur le territoire national, dont plusieurs avaient été démantelés. En se sens, le ministre a souligné que « l’Algérie croit profondément que plusieurs migrants clandestins étaient contraints de venir dans notre pays, en quête de sécurité », précisant que « des groupes et des réseaux criminels organisés exploitent leur situation vulnérable et activent dans la clandestinité en vue de faciliter l’arrivée d’autres migrants pour les exploiter ». Parallèlement, Bedoui a réaffirmé que l’approche de l’Algérie en matière de traitement du phénomène de la migration clandestine reposait sur le «respect rigoureux des droits de l’Homme, conformément aux traités internationaux, ratifiés par l’Algérie et à la législation nationale, en l’occurrence la loi N° 08-11, relative aux conditions d’entrée, de résidence et de déplacement des étrangers en Algérie», ajoutant que cette loi «constitue le cadre général de la question de déplacement et de résidence des étrangers en Algérie, aussi bien ceux qui se trouvent dans le pays de manière régulière que ceux qui s’y sont introduits illégalement». La législation nationale «garantit la protection aux étrangers qui entrent de manière régulière en Algérie et un traitement spécial aux catégories vulnérables de migrants clandestins lors des opérations de rapatriement vers leur pays d’origine (mineurs, femmes enceintes…), a expliqué le ministre, qui a ajouté que la loi «interdit tout déplacement ou séjour d’étranger sur le territoire national de manière illégale. «Il s’agit là d’un droit souverain de l’État», a-t-il soutenu. Bedoui a indiqué que «sur instruction du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, les pouvoirs publics veillent à traiter les différents aspects inhérents à ce dossier, notamment la sécurité des citoyens et du pays», estimant qu’«il s’agit là d’un droit souverain, légitime et non négociable». «Les différentes institutions de l’État réservent un traitement humain aux migrants clandestins, lors de leur prise en charge», a-t-il rappelé.
Lamia Boufassa