Depuis hier et jusqu’à demain, plus d’un million de candidats passent l’épreuve orale du concours de recrutement d’enseignants. C’est un extraordinaire attrait sachant que seuls 40 500 postes sont disponibles pour les trois paliers de l’Éducation nationale. Il s’agit du concours sur titre pour le recrutement d’Enseignants de l’enseignement primaire, moyen et secondaire qui a été annoncé une première fois, en septembre dernier, par le ministre de l’Éducation nationale, Mohamed Seghir Saâdaoui, en marge de la rentrée scolaire puis confirmé par un communiqué le 11 décembre dernier. L’étape précédente, c’était le dépôt des dossiers exclusivement en ligne « via la plateforme numérique de l’Office national des examens et concours (ONEC) ». Ce qui a permis « le classement automatisé des candidats, établi sur la base d’informations vérifiées et conformes aux documents téléversés ». Le communiqué a également spécifié que « les enseignants recrutés en qualité de contractuels au titre de l’année scolaire 2025-2026, poursuivront leurs activités jusqu’à la fin de l’année scolaire en cours et sont concernés par la participation à ce concours ». Comme son nom l’indique, un « concours sur titre » signifie qu’il se fera sur la base de l’évaluation du dossier présenté par le candidat. L’étape actuelle du concours consiste, pour le candidat, à passer un entretien avec des membres de la commission conformément aux dispositions de l’Art. 32 du décret exécutif n° 25-54 du 21 janvier 2025 « portant statut particulier des fonctionnaires appartenant aux corps spécifiques de l’éducation nationale ». Mais au-delà de ces précisions organisationnelles, la grande question est liée à l’extraordinaire attrait des candidats pour ce concours. Il faut dire que la profession d’enseignants a connu une revalorisation inédite par l’application du décret exécutif n° 25-55 du 21 janvier 2025 « instituant le régime indemnitaire des fonctionnaires appartenant aux corps spécifiques de l’éducation nationale ». Son article 2 énonce pas moins de 11 primes et indemnités qui vont de celle du rendement à l’indemnité de nuisance en passant par l’indemnité de documentation et celle de l’expérience pédagogique. Traduits en valeur « sonnante et trébuchante », les revenus d’un enseignant de l’éducation nationale se situent entre 75.000 dinars et 100.000 dinars. À ces conséquentes ressources financières s’ajoutent les périodes de congés scolaires. Cumulées dans une année scolaire, il y a environ 8 semaines de congés sans compter les grandes vacances de l’été. C’est le seul secteur professionnel avec autant de jours de congé. Un tableau idéal qui motive à faire partie de ce corps professionnel. Il incite nos enseignants à servir, corps et âme, nos enfants. Leur responsabilité de former les adultes de demain est lourde mais ô combien passionnante. Un tableau qui démontre les efforts consentis par l’État pour rendre toute sa noblesse à l’enseignant. Pour lui redonner sa valeur, son prestige et sa dignité. À la hauteur de l’exemplarité attendue de lui !
Zouhir Mebarki












































