145 batisses illicites recensées au mois de février : Quand on construit sans autorisation à Alger

L’application des dispositions de la loi relative à la mise en conformité des constructions n’est pas une opération de tout repos pour les services de l’urbanisme, pour la simple raison que ce dossier épineux commande d’accorder un temps nécessaire aux contrevenants.
Ces dernières années, des bâtisses ont poussé comme des champignons, pour devenir aujourd’hui, encombrantes pour nos villes qui ont perdu de leur charme face à une anarchie urbaine difficile désormais à contenir. Pire encore, des édifices et des immeubles sont construits sans le moindre permis de construire, ni d’un plan d’architecture adéquat. Et, les chiffres en trait avec les infractions enregistrées récemment, dans la capitale de surcroît, parlent d’eux-mêmes. Les services de la sûreté de la wilaya d’Alger, en effet, ont enregistré le mois de février dernier plus de 140 interventions liées à la réalisation de constructions sans permis de construire et autres liées à la non conformité de la construction au permis de construire délivré. Dans ce sillage, la même source a précisé que : « durant le mois de février dernier, plusieurs interventions liées à la préservation de l’urbanisme et à la protection de l’environnement ont été enregistrées dans la wilaya où la police de l’urbanisme et de la protection de l’environnement de la sûreté d’Alger ont recensé 145 interventions relatives à la construction sans permis de construire et 11 autres relatives à la non-conformité de la construction au permis de construire délivré.»
En effet, rappelant que l’État n’est jamais passé à l’action pour sanctionner les contrevenants, en leur accordant à chaque fois des délais pour régulariser la situation des bâtisses, qui soit ne sont pas conformes aux normes urbanistiques, ou inachevées. Les dispositions de la loi 08/15 visent à mettre fin à l’état de non-achèvement des constructions entamées, à mettre en conformité aux normes les constructions réalisées ou en cours de réalisation, à fixer les conditions d’occupation et d’exploitation de celles-ci, tout en œuvrant à la promotion d’un cadre bâti esthétiquement et harmonieusement aménagé. Les constructions concernées par ce projet sont toutes des édifices ou ouvrages destinés à l’habitation, au commerce, aux services, au tourisme, ou à l’artisanat, y compris les viabilités et les aménagements extérieurs, ainsi que les édifices, ouvrages et équipements publics inachevés qui sont, en tout état de cause, dépourvus de permis de construire, ou bien non conformes aux prescriptions du permis délivré.
Entre autres, concernant l’assainissement de la voie publique, les mêmes services ont enregistré durant la même période, «97 interventions liées au commerce illicite, suite auxquelles 32 individus ont été conduits aux postes de police». S’agissant de la gestion, du contrôle et de l’élimination des déchets, «542 interventions ont été recensées concernant le dépôt d’ordures ou le non-respect du système des déchets mis en place par les organismes concernés et 352 autres relatives à la décharge de déchets générés par l’exploitation des carrières et des mines et les travaux de construction et de démolition. 45 interventions liées au dépôt d’objets sur la voie publique gênant la circulation ou présentant un danger aux passants», a indiqué le communiqué, ajoutant que 99 décharges anarchiques ont été éliminées en collaboration avec les autorités locales. Pour ce qui est de l’hygiène et de la santé publique, ces mêmes services ont recensé huit interventions liées au jet de corps d’animaux morts ou de déjections animales et deux autres relatives au saccage d’espaces verts.
Mohamed Wali