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1200 communes « pauvres » devront se faire prêter par les APC riches : Les maires «bons financiers» sollicités

En période de crise, rien ne vaut un maire ingénieux, qui sait capter les capitaux, faire rentrer les fiscalités et les parafiscalités, ainsi que se créer des fonds propres. C’est en partie ce qui explique le fait d’avoir, en Algérie, seulement 200 communes riches sur 1 200 autres en situation de déficit.

Certes, certaines collectivités sont plus gâtées que d’autres, du fait qu’elles regorgent de ressources naturelles et disposent de zones industrielles. Mais, un bon gestionnaire sait dénicher les opportunités, exploite au mieux le potentiel et fait rentrer de l’argent dans les caisses.
Il n’y a qu’à se référer aux démocraties les plus avancées où rien n’empêche un maire d’aspirer au poste de président de la République.
Pour peu qu’il fasse preuve d’une gestion active de la collectivité locale. En France, on en a vu des élus ingénieux transformer des municipalités pauvres en véritables pôles agricoles, industriels, touristiques etc.
Aussi, on en a vu des communes, qui engrangent des excédents financiers, venir en aide à des communes déficitaires. La législation le permet mais faut-il encore que les maires prennent l’initiative.
Et comme à chaque chose malheur est bon, la crise financière que traverse l’Algérie a repensé le rôle de la commune. Aujourd’hui, la collectivité locale se retrouve au cœur du développement national.
C’est-à-dire, oublier la rente pétrolière et faire de la commune un pôle créateur de richesses, et de là, participer à la croissance économique du pays.
Aujourd’hui, même si leurs prérogatives demeurent réduites, les maires pourraient tirer profit des marges offertes par la législation.
En ce sens, l’avant-projet de Loi de finances 2019 prévoit une mesure qui ouvre la voie à la solidarité entre communes, suivant le principe d’inter-collectivités.
«Les collectivités disposant d’excédent de recettes dépassant leurs besoins annuels participent à la solidarité inter-collectivités à travers la caisse de solidarité et de garantie des collectivités locales», stipule l’une des clauses du texte du gouvernement.
En termes clairs, une collectivité qui enregistre des excédents financiers importants au-delà de ses besoins annuels est tenue de participer à l’alimentation du fond, de cette caisse à l’effet de venir en aide aux collectivités endettées.
Farid Guellil