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VINGT JEUNES MILITANTS INVESTISSENT LE PARLEMENT EUROPÉEN POUR DÉFENDRE LEUR CAUSE D’INDÉPENDANCE  / Combat sahraoui : la relève est assurée 

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Un vent nouveau souffle depuis Bruxelles, porté par un groupe de jeunes sahraouis décidés à imposer la question du Sahara occidental au cœur du débat européen. Surnommée « la génération de l’indépendance », cette nouvelle voix sahraouie investit aujourd’hui les institutions internationales pour défendre le droit de son peuple à la liberté et à l’autodétermination.

Mercredi, vingt jeunes journalistes et écrivains sahraouis ont franchi les portes du Parlement européen dans le cadre d’une initiative de diplomatie populaire, rapportée par le site Sahara occidental / Map Maghrébine. Leur objectif : sensibiliser les eurodéputés à la situation dans les territoires sahraouis occupés et rappeler que toute solution politique est impossible sans le respect de la volonté du peuple sahraoui. Depuis les couloirs des institutions européennes, ces jeunes militants ont affirmé qu’« aucun règlement de la question du Sahara occidental ne peut être envisagé sans la pleine adhésion du peuple sahraoui ». Ils ont ajouté qu’aucune ressource naturelle ne peut être exploitée sans l’accord de leur représentant légitime, le Front Polisario, reconnu par l’ONU. Leur message se veut simple et déterminé : la cause sahraouie n’est pas celle d’un seul peuple ni d’une génération unique, mais un combat transmis d’âge en âge. Tant que des jeunes croyant en la justice et la liberté subsisteront, affirment-ils, « la lutte pour l’indépendance continuera ». Nés sous l’occupation ou dans l’exil, ces jeunes ont transformé les contraintes en force. Mêlant engagement national, maîtrise des langues et usage habile des outils numériques, ils incarnent une nouvelle vague militante capable de contrer la propagande marocaine et de rétablir les faits sur la scène internationale. Le site indique que cette génération s’est particulièrement illustrée ces dernières années, notamment dans des conférences internationales sur les droits humains à Genève et à New York. Là, ils ont documenté les violations commises contre le peuple sahraoui et défendu son droit à l’autodétermination devant des organes onusiens.

Culture, recherche et diplomatie citoyenne

Leur action dépasse le cadre politique pour embrasser la culture et la recherche : projections de films, expositions, conférences sur la vie dans les camps de réfugiés, présentation des formes de résistance pacifique… Des initiatives ont également vu le jour en Asie, dont un programme académique mené au Japon par l’étudiant sahraoui Ali Salem, qui a animé des conférences dans des universités et centres de recherche afin de présenter au public japonais la réalité du conflit. Cette dynamique s’est ajoutée à des travaux scientifiques menés en Espagne, notamment à l’Université publique de Navarre, autour de l’innovation dans l’action humanitaire. L’association ATTsF, forte de vingt-trois années d’expérience sur le terrain, y a présenté son modèle de gestion moderne de l’eau, de l’alimentation et des déchets dans les camps de réfugiés sahraouis. Un modèle basé sur l’usage de technologies et d’outils modernes de gestion des ressources, permettant de réduire les pertes, d’améliorer l’efficacité de l’aide et de renforcer les capacités locales. Les résultats illustrent un point essentiel : la combinaison de données de terrain et de solutions technologiques peut avoir des effets directs et mesurables sur la qualité de vie des réfugiés sahraouis, malgré les conditions imposées par l’occupation.

M.Seghilani 

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