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VACCINS CHINOIS, BRITANNIQUE ET RUSSE : Le Pr Djenouhat fait son choix et montre le chemin

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À la veille de l’entame de la campagne de vaccination contre la Covid-19, annoncée pour début janvier 2021, le président de la Société algérienne d’immunologie, le Professeur Kamel Djenouhat, est revenu sur le choix du vaccin sur lequel les autorités algériennes vont jeter leur dévolu.

Il affirme d’emblée que « le choix du vaccin dépend de plusieurs critères définis par l’Organisation mondiale de la santé ».
Il s’agit tout d’abord, explique l’invité de la chaîne 3 de la Radio nationale, de l’efficacité thérapeutique du vaccin qui doit être supérieure à 50%, assurant, à ce sujet, que pratiquement « tous les vaccins annoncés dépassent cette portion. » Il est également question, ajoute le chef du laboratoire central de l’hôpital de Rouiba, des effets secondaires qui ne doivent pas être sévères. Il a fait savoir, sur ce point, que « tous les vaccins hormis peut-être l’américain Pfizer, qui a provoqué des réactions allergiques sévères chez certaines personnes ayant reçu le vaccin, pour le reste des antidotes développés il n’a pas été relevé des effets secondaires majeurs qui remettent en cause ces vaccins, du moins sur le plan sécurité ».

Pourquoi « éviter » Pfizer et Moderna
Le troisième critère sur lequel repose le choix du vaccin à acquérir est lié, selon le professeur Djenouhat, à la logistique dont dispose chaque pays, notamment les moyens de conservation dont certains vaccins comme Pfizer et Moderna nécessitent une température de stockage qui se situe entre – 70 à – 80 degrés Celsius, alors que rares sont les pays, y compris des plus développés, qui en disposent réellement.
L’autre paramètre est le prix des produits proposés, souligne l’intervenant, estimant qu’en plus de l’efficacité, il faut aussi aller vers l’offre la plus importante (rapport prix) mais aussi prendre en compte l’aspect de la disponibilité du vaccin pour l’acquérir rapidement, c’est-à-dire quel pays est disposé à vous en fournir en quantité suffisante.
« Avec une efficacité thérapeutique égale ou presque entre les vaccins, pourquoi alors opter pour un antidote plus cher ? S’est-t-il interrogé à ce sujet. Et d’ajouter : « Il faut savoir que les moins chers sur le marché sont les vaccins chinois et le britannique ‘’AstraZeneca’’, dont les prix tournent autour de 3 à 4 dollars, en plus de celui développé par les Russes le ‘’Sputnik’’ qui est cédé à presque 10 dollars »

La vaccination est « incontournable »
S’agissant de la vaccination pour les Algériens, à savoir s’il s’agit d’un choix ou d’une obligation, l’immunologue a estimé que la vaccination est un choix incontournable, même si à travers le monde, ajoute-t-il, on entend dire que c’est un choix libre, mais juste après il va y avoir des restrictions pour l’accès à certains espaces publics, en citant en exemple Chypre, un pays qui a institué un passeport vaccinal, un document que le citoyen devrait présenter pour pouvoir accéder dans certains espaces publics ou bien voyager par voie aérienne et ce sera aussi le cas de l’Algérie. Il a affirmé également dans ce sens, que la campagne de vaccination devrait commencer par le personnel soignant, les personnes vulnérables (sujets âgés) qu’il faut définir, sachant qu’en Algérie il a été constaté que « nous avons enregistré beaucoup de décès âgés entre 55 et 60 ans ».
Il a estimé, par ailleurs, qu’il faut éviter de vacciner les personnes à pathologie chronique, de même pour les femmes enceintes et qui allaitent car, explique-t-il encore, « on n’a pas encore assez de recul concernant les vaccins développés. » Interrogé pour savoir si les mutations observées récemment sur le coronavirus étaient à même de remettre en cause la fiabilité des vaccins déjà mis au point, cet immunologiste relève que les experts travaillant sur cette question devraient fournir une réponse « d’ici quelques jours ». Concernant l’éventualité de la survenue d’une troisième vague du virus, le professeur Djenouhat a supposé qu’elle pourrait se manifester à « n’importe quel moment », raison pour laquelle il a tenu à réaffirmer la nécessité de maintenir les mesures préventives connues, tout en appelant les autorités à « rester fermes » sur le respect de ces consignes de sécurité sanitaire.
Brahim Oubellil

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