Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baqaï, a fermement répondu, ce vendredi, aux récentes déclarations interventionnistes du président américain Donald Trump, a rapporté l’agence de presse iranienne IRNA.
Le peuple iranien continuera, a-t-il insisté, de résoudre ses problèmes par le dialogue et la coopération interne, sans tolérer aucune ingérence extérieure. Baqaï a rappelé le lourd bilan historique des politiques américaines à l’encontre de l’Iran pour mettre en évidence l’écart entre les discours de Washington et ses actions réelles. Il a évoqué le soutien total apporté au dictateur Saddam pendant la guerre imposée de huit ans contre l’Iran, la complicité avec le régime d’Occupation israélien dans le cadre d’opérations de ciblage et d’attaques contre des citoyens iraniens, ainsi que les actions militaires contre les infrastructures iraniennes en juin 2025.
Il a également dénoncé les sanctions américaines, qualifiées des plus sévères de l’histoire moderne, et a souligné que les menaces actuelles de frappes contre l’Iran, présentées comme une manifestation de « », constituent en réalité une violation flagrante des principes fondamentaux du droit international. Le porte-parole a insisté sur l’unité et la détermination du peuple iranien à préserver sa souveraineté et son indépendance. « Les Iraniens ne permettront aucune intervention étrangère dans leurs affaires internes », a-t-il affirmé, réitérant la fermeté de la diplomatie iranienne face aux pressions internationales.
En effet, le président américain a affirmé vendredi que « si l’Iran tir (ait) sur des manifestants pacifiques et les tu (ait) violemment, comme à son habitude, les États-Unis d’Amérique viendraient à leur secours », sur son réseau Truth Social.
« Nous sommes prêts, armés et parés à intervenir », a-t-il écrit, à propos des manifestations en Iran.
Des propos qui n’ont pas tardé à faire réagir un conseiller du guide suprême iranien, Ali Larijani. « Trump devrait savoir que toute ingérence américaine dans cette affaire interne équivaudrait à déstabiliser toute la région et à nuire aux intérêts américains », a réagi dans la foulée Ali Larijani, qui dirige la plus haute instance de sécurité en Iran. « Qu’il prenne garde à ses soldats », a-t-il ajouté sur le réseau social X.
R. I.










































