SE BASANT SUR LES RAPPORTS DE DEUX MÉDECINS LÉGISTES QUI ONT EXAMINÉ LE MINEUR SAÏD CHETOUANE, LE PROCUREUR EST FORMEL : «La victime n’a subi aucune violence»

Lors d’une conférence de presse, le Procureur général près la Cour d’Alger s’est exprimé sur l’affaire du mineur Saïd Chetouane, supposé être maltraité dans un commissariat après son arrestation, en compagnie de deux autres personnes, lors de la marche de vendredi dernier à Alger. En effet, les premiers éléments de l’enquête ouverte à cet effet ont été communiqués par le représentant du parquet d’Alger. D’emblée, le Procureur a précisé que lors de son arrestation, les éléments de la police ne savaient pas que la victime était mineure. Après l’avoir constaté au cours de son audition, cet enfant né le 25 juin 2005, issu de parents divorcés, s’est avéré résident de la wilaya de Blida. Du coup, sa mère a été contactée et son enfant a été, en sa présence, soumis à l’examen médical de deux médecins légistes. Une fois fait, les rapports médicaux sont formels, explique le procureur. « La victime n’a subi aucun traitement de violence ou d’acte contre-nature que ce soit », explique le représentant du parquet, précisant que le mineur a toutefois refusé l’examen de ses organes génitaux. Et à ce sujet, la loi est claire, la victime ne peut pas être forcée à subir l’examen. Lors de son audition par le juge, détaille le procureur, la victime a reconnu, là encore et en présence de ses deux parents, n’avoir subi aucun acte de maltraitance que le fait d’avoir été poussé par derrière à l’aide d’un talkiewalkie. Le procureur a expliqué que la procédure a été sanctionnée par des procès-verbaux d’audition en bonne et due forme. D’ailleurs, il s’est engagé à poursuivre l’enquête jusqu’à faire éclater la vérité sur cette affaire. Par ailleurs, et vu l’instrumentalisation médiatique et politique à outrance de cette affaire, le père de la victime a décidé de porter plainte contre les auteurs derrière ce marchandage, révèle le procureur.
Farid Guellil