Revue « Maqamat Al Andalus » : Panorama de la musique andalouse algérienne

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Dans son dernier numéro, la revue culturelle « Maqamat Al Andalus » dresse un panorama complet de la musique andalouse algérienne en mettant en lumière le parcours de quatre figures qui s’illustrent aujourd’hui par leurs créations et leurs recherches dans ce genre de musique savante.
Editée par la Fondation Cheikh Abdelkrim Dali, cette publication semestrielle de 50 pages s’ouvre sur un dossier consacré au poète Talal Chaker Kacimi El-Hassani. Elle explore son parcours et sa pensée à travers une interview, suivie d’un exposé dans lequel il fait part de sa relecture de la musique andalouse, avec la présentation d’une de ses poésies. Ce numéro retrace également le parcours d’autres artistes: le chercheur en sciences du langage, des études culturelles et du patrimoine méditerranéen, Salim El Hassar, le compositeur et chef d’orchestre, Khalil Baba Ahmed, et l’interprète de cette musique patrimoniale dans son volet Malouf, Abbas Righi. Leïla El Kebir soutient, dans l’éditorial de cette revue, que l’héritage musical « se transmet et se réinvente ». Pour cette musicienne et cheffe d’orchestre, les quatre parcours évoqués dans ce numéro, « font vivre l’héritage plutôt que simplement le conserver ». Le numéro 7 de « Maqamat Al Andalus » s’intéresse également aux acteurs clés de la transmission du patrimoine, à travers des portraits d’artistes et de formateurs qui ont contribué à l’apprentissage, à la préservation et à la transmission de cette musique, à l’image de Cheikh Redouane Bensari. Parmi les sujets abordés dans cette édition figure également la grande dynamique artistique portée par plusieurs artistes, à l’instar de Leila Borsali et Brahim Hadj Kacem, ainsi que l’annonce de la sortie du premier album de l’artiste Asma Ait Chabane, lauréate du Prix Cheikh Abdelkrim Dali en 2024. Le nouveau numéro propose en outre un article de Leïla El Kebir sur le rayonnement et la vitalité du répertoire musical andalou à l’étranger, porté notamment par une communauté algérienne passionnée et avide de cet art. Ce numéro met également en lumière l’école de formation artistique en musique andalouse Dar El Ala de Tlemcen, cette ville qui a toujours été et demeure encore un bastion de la musique andalouse. Et sous le titre « La musique, de la thérapie du corps à la guérison de l’âme », ce numéro présente également une étude sur le rôle que joue la musique dans la psychothérapie et dans le traitement des troubles liés à l’activité cérébrale, donnant au lecteur un aperçu historique sur un grand nombre de savants qui ont mis en avant l’importance de la musique pour soigner l’esprit, à l’instar d’Al Farabi et de Djalal ad-Din Rumi. La publication a consacré aussi des hommages posthumes à de grandes figures et interprètes de cette musique, à l’instar de Noureddine Saoudi (1954- 2024) et le Cheikh Mohamed Kheznadji (1929- 2025), rassemblant, également, des témoignages sur l’héritage de l’illustre maître de la musique andalouse Abdelkrim Dali, réaffirmant ainsi l’engagement de la fondation éponyme dans la préservation et la transmission de ce trésor culturel.